‘’S’il ne nous répond pas dans 72h, nous allons fermer les portes de l’hôpital et les malades vont souffrir’’. Il s’agit là des propos d’une extrême gravité tenus par le personnel soignant de l’hôpital régional de Kankan, exigeant du président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya de se présenter à l’élection présidentielle du mois de décembre prochain.
Cette sortie « incontrôlée » était au cœur de l’Assemblée générale hebdomadaire du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL) ce samedi 25 octobre 2025. Moïse Diawara, porte,parole du parti, a condamné de manière ferme, cette sortie.
‘’Qu’ils menacent d’abandonner les malades mourir sous leurs lits, si le président ne se portait pas candidat. Je me demande parfois, quand certains prennent certaines initiatives, s’ils sont maîtres de leur vie ou c’est une possession. C’est un esprit qui parlait en eux.
Sinon, dans les conditions normales, un être humain doté de toutes ses facultés, ne peut pas se permettre de jouer à ce jeu. Aller jusqu’à banaliser la vie humaine au détriment d’un être humain seulement, c’est-à-dire, pour la candidature d’un être humain. Vous connaissez les conditions dans lesquelles nos malades sont dans les hôpitaux’’, s’est-il offusqué.
Et d’ajouter : ‘’On est en train d’atteindre un certain niveau d’immoralité. Le degré est en train de prendre une forme inimaginable. Revenons sur Terre. Revenons sur nous-mêmes. Nous sommes des humains dotés d’intelligence et de bon sens. À un moment donné, il faudrait que ces éléments-là essayent de prendre le dessus sur notre façon de faire les choses’’, a-t-il interpellé.
Plus loin, Moïse Diawara a laissé entendre que cet acte « déshonorant » mérite d’être puni. ‘’C’est extrêmement important. Ces genres d’actions-là, ces genres d’initiatives, normalement, ne devraient pas rester impunies. Et nous vous rassurons que quand le MoDel sera au trône, quand le MoDel va prendre le pouvoir, et je suis convaincu que ça, ce n’est pas pour longtemps, nous n’hésiterons pas à traduire ces initiateurs de ces crimes-là devant la justice’’, a-t-il juré.
Dédé Morikè KABA, pour Lerevelateur224.com.
