A quelques jours de la rentrée scolaire 2025-2026 prévue pour le 6 octobre prochain sur toute l’étendue du territoire national, les marchés sont inondés par divers articles de fournitures scolaires. Au grand marché de Kindia par exemple, sacs, cahiers, bics, ardoises et autres accessoires sont exposés ça et là par les vendeurs et détaillants.

Au marché de Kindia, les vendeurs sont confrontés aujourd’hui à d’énormes difficultés notamment liées à la rareté de la clientèle et de la place pour exposer leurs marchandises. Une situation qui les inquiète à plus d’un titre, mais aussi empêche le bon déroulement de leur activité.
Interrogée, Fanta Soumah vendeuse, revient sur les difficultés auxquelles elle fait face. ‘’Vraiment, nous sommes très inquiètes aujourd’hui. Nous avons envoyé des marchandises pour la rentrée, mais il n’y a pas d’achat. Alors que nous avons pris ces marchandises à travers des emprunts. Donc, c’est après la vente qu’on espère régler nos fournisseurs. Mais à l’heure où nous sommes, c’est peine perdue et on ne sait pas quoi faire’’, a-t-elle expliqué.

De son côté, Fatoumata Camara, une autre vendeuse, déplore elle la conjoncture économique, mais aussi le manque de liquidité dans les banques. Ce qui, à ses yeux, occasionne cette rareté de la clientèle.
‘’Malgré qu’il y ait beaucoup de fournitures scolaires ici, l’écoulement devient une préoccupation majeure pour nous. Les clients viennent, mais ils n’ont pas d’argent et d’autres n’arrivent pas à avoir tout pour leurs enfants, parce que certains ont 3 jusqu’à 6 enfants. Donc, payer les frais de scolarité ou acheter les fournitures scolaires, vraiment, c’est compliqué, car le prix proposé par eux et la valeur des articles ne sont pas les mêmes. Et nous aussi, on prend ces marchandises, on reven, puis on envoie l’argent du fournisseur. Donc, s’il n’y a pas de vente ou bien si nous vendons au prix inférieur, c’est nous qui allons perdre’’, s’est-elle justifiée.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
