Située dans le presque centre-ville, entre les quartiers Burkina et Horoya 1, la forêt du 1er mai est l’une des forêts protégées de l’Etat. Au regard de son importance, ce patrimoine naturel est souvent le site de reboisement pour les autorités de la place.
Sa couverture végétale, sa densité qui protège les concessions environnantes contre les vents violents et l’air fraîche que dégage cette forêt pendant les moments de chaleur, sont entre autres les avantages pour les cohabitants.
De nos jours, cette forêt est devenu un nid de bandits laissant les riverains dans l’inquiétude. Les riverains rencontrés ce vendredi 26 septembre 2025, attirent l’attention des autorités sur l’insécurité qui est devenue monnaie courante dans cette zone.

Elisabeth Guémou, présidente du quartier Horoya I, s’est d’abord penchée sur l’importance de la forêt. ‘’Quand il y a la forêt, il n’y a pas de chaleur. Quand il y a la forêt, même si tu fais quelque chose en jardin, avec la pluie, ça donne bien. Vraiment, la forêt là nous épargne de beaucoup de choses. Surtout en cas de vent violent, nos maisons sont à l’abri’’, a affirmé Elisabeth Guémou.
Cependant, la protection de la forêt, le renforcement de la sécurité est un défi à relever, poursuit-elle.
‘’La forêt n’est pas protégée, comme les autres forêts. Exemple, la Côte d’Ivoire, où j’ai fait mon enfance, leur forêt qui est là-bas, est protégée. Mais notre forêt qui est là, c’est pas propre, ce n’est pas protégée. Et pire, les gens s’asseyent là-bas pour s’attaquer aux femmes et même les motards. Et même hier, on parlait de ça. Il y a un monsieur qui a été attaqué dans la forêt ici. On a pris sa moto. Donc, ce sont les conséquences de la forêt qui est à côté de nous’’, a-t-elle expliqué.
Face à cette situation, elle lance un appel aux autorités sur non seulement l’insécurité, mais aussi les difficultés auxquelles les citoyens de son quartier sont confrontés.
‘’La route qui traverse cette forêt qui lie les deux quartiers est impraticable à cause de sa dégradation très poussée. Donc, j’appelle à l’autorité surtout les agents conservateurs de la forêt, qui ont leur siège dans cette forêt de nous aider à renforcer de plus la sécurité. Et en plus de ça, dans notre quartier, on n’a pas un lieu public. Donc, je lance l’appel pour qu’on nous donne un domaine pour qu’on puisse faire notre maison des jeunes, un marché, ainsi de suite. C’est surtout le côté de la sécurité sur lequel j’insiste pour qu’on puisse nous aider à renforcer la sécurité. Parce qu’il y a des heures, les forces de sécurité ne sont pas sur le terrain’’, a insisté Elisabeth Guémou.
L’autorité est saisie de cette situation qui préoccupe les riverains de la forêt qui, par peur, sont obligés d’abandonner leurs activités pour rentrer très tôt à cause de l’insécurité.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
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