Ce Jeudi 25 septembre 2025, les chefs et assesseurs des bureaux de vote du référendum tenu le 21 du même mois, ont pris d’assaut la préfecture de N’Zérékoré. Les manifestants réclament leurs primes des travaux effectués dans le cadre de l’organisation du scrutin référendaire.
Dans la foulée, quelques manifestants interrogés, ont exprimé leur ras-le-bol. ‘’Nous sommes là ce matin pour réclamer notre argent. J’ai été chef de bureau de vote. Depuis qu’on a fait le travail, on n’a pas été payé encore. Hier, on a reçu seulement que 70 000 gnf comme prime de la formation alors que dans le contrat, on devrait avoir 400 000 gnf, au cas où on ne mange pas ; et 300 000 gnf, s’ils nous donnaient à manger.
Pour les jours de formation, on doit avoir 500 000 gnf; le travail du dimanche aussi 500 000 gnf, au total 1 000 000 de francs guinéens. Mais, à part les 70 000, rien n’a été payé. Et pire, ils disent que c’est 500 000 gnf qu’on doit percevoir. Nous, on refuse. On a besoin de notre argent intégral. Si cela n’est pas fait, on va continuer à revendiquer’’, a averti Alexis Bakoé.
Même indignation chez Moriba Zogbèlèmou, qui dit être victime de cette situation depuis l’étape de l’enrôlement biométrique.
‘’Ce n’est pas seulement aujourd’hui que cela a commencé. Nous avions travaillé avec le PN-RAVEC, jusqu’à présent, le reliquat de notre argent n’est pas payé. Du fait qu’ils nous ont donnés une partie, quand on appelle, ils nous disent de rester à l’écoute.
Moi, j’ai été agent distributeur de cartes d’électeurs, j’ai encore travailler pour le référendum passé, et jusque-là, on a rien reçu. Et quand nous sommes allés voir le directeur préfectoral des élections, il nous a dit de prendre son téléphone portable pour appeler la DGE. Comment est-ce qu’un directeur peut parler de la sorte ? Mais ce qui est sûr, si notre argent n’est pas payé, aujourd’hui, demain et jusqu’à la satisfaction de nos droits, ça sera comme ça. Et d’ailleurs, le lundi, il n’y aura de travail ici à la préfecture’’ a-t-il menacé d’un ton ferme.
Il est important de signaler qu’un dispositif sécuritaire composé de gendarmes, de policiers et de militaires, a été déployé sur le lieu, empêchant les manifestants d’accéder au bureau du directeur régional des élections.
Pour l’heure, le directeur régional en charge des élections de N’Zérékoré, ne s’est pas prêté à nos questions.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
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