Dans la salle de conférence du gouvernorat de Boké ce mercredi, l’ambiance était studieuse. 148 délégués venus des cinq (5) préfectures de la région se sont retrouvés pour entamer deux jours de formation intensive.
Magistrats, officiers de l’état civil, représentants des collectivités locales et cadres de la Direction Générale des Élections (DGE), ont répondu à l’appel de la Direction régionale des élections. En ligne de mire : le référendum constitutionnel à venir.
L’objectif de cet atelier vise à renforcer les compétences des membres des commissions administratives de centralisation des votes (CACV). Ces structures, souvent peu visibles, mais cruciales dans le processus électoral, sont chargées de réceptionner et de compiler les procès-verbaux issus des bureaux de vote. Un maillon décisif de la chaîne électorale.
‘’Il ne s’agit pas d’un simple atelier’’, insiste Ousmane Tanou Diallo, directeur régional des élections. Pour lui, ‘’c’est une étape fondamentale dans la mise en œuvre d’un processus électoral rigoureux’’.

Face aux participants, il a tenu à rappeler les enjeux : rigueur, impartialité, et respect strict de la loi électorale guinéenne. Il les a exhortés à suivre avec attention les modules qui leur seront dispensés et à mériter la confiance placée en eux.
La formation est encadrée par des experts et hommes de loi. Parmi eux, Amadou Oury Diallo, procureur de la République près le tribunal de première instance de Boké. Il fait partie des facilitateurs.
‘’Nous allons revenir en détail sur le cadre juridique qui régit les commissions administratives de centralisation, leur rôle, leur organisation, et leur fonctionnement’’, explique-t-il.
Durant ces deux jours, les participants seront familiarisés avec les mécanismes de centralisation des résultats, la gestion des procès-verbaux et les procédures à suivre pour éviter toute contestation.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le gouverneur de la région, Mamadou Camara n’a pas manqué d’exprimer sa confiance envers les participants. Mais, il a aussi rappelé la responsabilité qui leur incombe.
‘’Vous êtes des magistrats, des agents de l’État, des personnes respectées. Il est de votre devoir de faire respecter la loi, de garantir la crédibilité des résultats. Transformez la rigueur de vos fonctions habituelles en une rigueur électorale exemplaire’’, a-t-il exhorté.
Une répartition équilibrée des rôles
Les 148 participants se répartissent comme suit : 37 magistrats, désignés pour présider les commissions ;
37 directeurs de collectivités locales ;
37 officiers d’état civil, premiers assesseurs ;
et 37 accesseurs ou membres du personnel d’appui.
Une fois formés, ces acteurs seront déployés sur l’ensemble de la région, pour assurer la réception et la centralisation des résultats dès la fermeture des bureaux de vote.
À Boké, comme ailleurs en Guinée, la machine électorale se met en marche. Cette formation s’inscrit dans la dynamique nationale visant à poser les bases d’un processus transparent et crédible. Un passage obligé pour un retour à l’ordre constitutionnel, longtemps attendu.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
