Dre. Nènè Salemata Bah prenait part au lancement des activités de la Synergie Nationale pour les Élections Apaisées ce lundi 15 septembre 2025, à la mairie de Matoto.
Représentant sa structure à cette cérémonie, la vice-présidente de la Guinéenne en Politique (GP), a adressé un message fort à l’endroit des autorités, mais aussi de la population, dans le cadre du référendum constitutionnel qui pointe à l’horizon. Dre. Nènè Salemata Bah a d’abord rappelé le caractère indispensable d’une constitution pour un retour à l’ordre constitutionnel.
‘’Je crois qu’il n’y a pas une meilleure idée dans le contexte dans lequel nous vivons. Parce que c’est vrai que nous sommes en période de transition. Et vous savez qu’on ne peut pas bouger de là tant qu’on n’a pas une constitution. C’est le soubassement du pays. Donc, penser à mettre le pays dans une situation de stabilité politique, équilibrée, je crois que c’est la meilleure des solutions’’, a-t-elle affirmé.
Aussi, elle a surtout insisté sur la sensibilisation des Guinéens par rapport aux enjeux du référendum. Selon elle, quelque soit le choix qu’un votant ferait, cela ne devrait pas avoir des représailles.
‘’Je crois qu’il faudrait qu’on explique, qu’on sensibilise les gens, qu’on les amène à comprendre qu’un NON ne veut pas dire que ceux qui ont voté OUI pour cette constitution, doivent payer le prix. Donc, un OUI pour ceux qui ont voté NON doivent être réprimés, non ! Ça, c’est vraiment un symbole de dignité, un symbole d’inclusion, c’est-à-dire, une preuve de dire que vraiment, qu’on ne néglige personne, qu’on ne sous-estime personne, quand il s’agit de la Guinée. Cette constitution, c’est notre bien commun, donc, on doit en prendre soin. Alors, le OUI ou le NON, je me dis que c’est un choix qui ne doit pas être réprimé par ni Paule, ni pierre. Donc, tout ce que je vais demander à la population, c’est d’être à l’écoute, c’est d’accepter que d’aller d’abord retirer leurs cartes d’électeurs, sans lesquelles, on ne peut pas donner sa voix et aller massivement prouver que, quand on nous a considérés, vraiment, nous aussi, on se considère individuellement’’, a-t-elle plaidé.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.

