Les fils et filles ressortissants de la sous-préfecture de Benty ont planifié une retraite le dimanche 17 août dernier à Conakry, pour échanger autour du développement de cette sous-préfecture, autrefois connue pour son influence.
Placée sous le thème : ‘’le retard de Samou Benty est-il une fatalité ? Que faut-il faire pour développer Samou Benty ?’’, cette rencontre s’est tenue au domicile du général Hamidou Babakar Sarr, sis à Kobaya. Ce rendez-vous a connu la participation effective du Patriarche des ressortissants de Forécariah à Conakry, du Président des ressortissants de Forécariah à Conakry, du Président de la délégation spéciale de Benty, du Secrétaire général de la Ligue préfectorale de Forécariah et celui de Benty, de l’Union des ressortissants, ainsi que d’autres cadres et proches de la circonscription territoriale.
Sur les lieux, le niveau d’échange était à la fois fructueux, mais aussi, il a permis à ses responsables d’apporter un appui important afin que la localité puisse enfin espérer le décollage souhaité.
En marge de cette rencontre, le Patriarche des ressortissants de Forécariah à Conakry a exprimé sa réflexion sur cette initiative et surtout adressé un message aux filles et fils ressortissants de Benty.

‘’C’est une réflexion pour le développement de Benty. Nous avons échangé là-dessus, nous avons mis en place le groupe de réflexion pour trouver les voies et moyens pour voir comment Benty peut avoir sa postérité du passé.
Vous savez, vers les années 60, Benty était un très grand port bananier. Aujourd’hui, il n’y a pas un kilo de banane qui transite par le port de Benty. Donc, nous avons encore la nostalgie de ces années-là. J’ai prodigué des conseils et aux maires et aux jeunes ressortissants de se donner la main pour conjuguer les efforts pour le développement de Benty. J’ai dit, pour moi, s’ils veulent qu’à long terme, dans l’avenir que Benti soit prospère, il faut qu’ils donnent la priorité à l’éducation et à l’agriculture’’, a lancé kalémodou Yansané.
De son côté, le général Hamidou Babakar Sarr a invité les ressortissants de Benty à cultiver l’esprit d’union, avant d’annoncer qu’au sortir de cette retraite, que des recommandations seront formulées et déposées aux autorités pour que Benty soit écoutée. Il n’a pas manqué de pointer du doigt la mésentente qui gangrène entre les fils de cette circonscription.

‘’J’invite tous les représentants, tous les ressortissants de Benty à être unis. Quand nous sommes unis, on pourra aller de l’avant. C’est ça le message. Au sortir de cette retraite, on formulera des recommandations. On va essayer de mettre à l’approbation des autorités pour que Benty puisse être écouté. Le thème d’aujourd’hui, pourquoi Benty est en retard ? C’est à cause de qui ? A cause de nous ? A cause des autorités ? C’est le point d’interrogation. C’est des questions-là qui ont été débattues, ajoutées à cela la mésentente. Cette mésentente doit être bannie. Et nous sommes sur cette lancée, sur cette trajectoire. Un regard, c’est un regard constructif, parce qu’il fallait ça. Quand on est dispersé, on n’a pas de force. C’est l’union qui fait la force. C’est ce qui fait qu’il faut mobiliser tous les fils de Samou pour qu’on parle du même langage pour son développement, pour qu’on puisse atteindre nos objectifs. C’est ça la raison’’, a-t-il indiqué.
Pour sa part, le président de la délégation spéciale de Benty a tenu le même discours de rassemblement des fils de Benty, avant de les inviter à venir investir chez eux.

‘’J’ai compris à partir de l’instant que la sous-préfecture de Benty est vraiment unie. Nous avons discuté des projets. On ne peut pas réussir dans une localité sans l’entente. Entre les associations, entre les résidents. À partir de là encore, ils ont instauré une commission qui doit accomplir un rapport synthèse à partir duquel on aura des projets à cibler. Le leadership, ce n’est pas une seule personne. Le leadership, c’est une action de commutativité. Mais pas une commutativité disparitive, mais une commutativité associative. À partir de là, nous avons compris qu’à Benty, il y a des intellectuels, il y a des cadres. Quelque soit mon titre aujourd’hui, je suis avec la population. Je demande à tous les samounkas de venir vers Samou, de construire chez eux. Parce que quelque soit la valeur d’un oiseau, 18h doit le trouver dans son nid. Il faut que chaque enfant de Benty ait un local bien construit à Benty pour redonner le ton du temps ancien à Benty’’, a martelé Gassimou Doumbouya.
Ce programme de réorganisation des objectifs permet aux filles et aux fils de la circonscription territoriale, de se retrouver autour d’une table, afin de se sentir comme des membres d’une même famille. Dans la rencontre, les échanges produits ont donné naissance à une commission technique qui présentera un résultat dans un bref délai, à l’effet de changer l’image de la sous-préfecture de Benty.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
