Les grandes pluies qui se sont abattues sur la capitale guinéenne dans la nuit du 31 juillet dernier et qui ont provoqué la morts de 17 personnes et des dégâts matériels importants, suscitent de vives réactions au sein de l’opinion nationale. Si certains citoyens pointent du doigt les constructions anarchiques, d’autres par contre estiment que c’est l’État guinéen qui est à la base de cette catastrophe.
Se prononçant sur cette actualité chez nos confrères de Nostalgie-Guinée dans l’émission Africa2015 ce lundi 4 août 2025, Abdoulaye Kourouma, président du parti Rassemblement pour la Renaissance et le Développement (RRD), accuse l’État guinéen d’octroyer des contrats de construction de routes à des entreprises non qualifiées.
‘’Je présente mes condoléances aux familles éplorées. Mais ce qu’il faut retenir, il y a la responsabilité de l’État qui est engagée, bien entendu, que ce soient des catastrophes naturelles, ils ont donné le reprofilage, la confection de nos routes à des non-spécialistes qui font des caniveaux pêle-mêle. Dans un État bien structuré, dans les pays bien urbanisés, même si vous avez mille passerelles ou mille routes à bitumer ou à reprofiler, la canalisation d’eau est coordonnée, structurée et orientée. Mais ceux qui sont en train de faire la route, ils font les caniveaux comme bon leur semble.
Pour preuve, en allant vers Kobaya, il y a quelqu’un qui était en train de mettre des briques dans les caniveaux. C’est-à-dire, lui, il est en train de faire les caniveaux, il pose des briques comme s’il était en train de construire une maison. Donc, il y a tout ça là. Quelqu’un qui vendait de la friperie à Madina, parce qu’il sait que quelqu’un est au pouvoir, qui peut lui donner un marché, il se transforme tout de suite en entrepreneur. Et les ingénieurs, les entrepreneurs sont là, on les laisse de compte. Par relation, on donne le marché de reprofilage, de bitumage des routes à des gens qui ne sont pas des spécialistes, et qui préfèrent même prendre des maîtres-maçons ou des ouvriers pour les orienter dans la confection de ces routes. Et ça, ça a joué beaucoup cette année. Parce que l’année dernière, ce n’était pas comme ça.
Actuellement, il n’y a même pas de pluie à Conakry. Quand je venais à Conakry, dans les années 93-96, il pouvait pleuvoir une semaine, deux semaines. Mais ce sont les canalisations qu’ils ont créées eux-mêmes, sans savoir où il faut orienter. Ça a été à la base de beaucoup de dégâts dans notre pays’’, a-t-il indexé.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
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