Bâti sur 5 hectares, le cimetière de comoyah, situé dans la sous-préfecture de damakania, préfecture de Kindia, fait peau neuve ce lundi 21 juillet 2025, grâce à l’un de ses fils. Ce lieu sacré était conforté à l’action de l’homme où certains profitaient pour construire ou vendre quelques parties de la parcelle.

Longtemps laissé à la portée de tous et de la nature, le cimetière de Comoyah, bâti sur une superficie de 5 hectares 400, est aujourd’hui presque clôturé pour protéger ce lieu sacré face à l’action de l’homme sur cet endroit qui est en train de diminuer en superficie.
Sékou Comoyah Sylla, est l’initiateur de cette œuvre citoyenne, malgré ses maigres moyens. ‘’Depuis un peu longtemps, notre cimetière est là. Les gens construisent par-ci, par-là. J’ai été poussé de mettre la clôture. Maintenant, je mets les portes, je ferme, pour que demain, après-demain, qu’il n’y ait pas de pagaille, parce que la terre est devenue de l’argent. Donc, les gens, même s’ils voient une portion de terrain, ils vont récupérer pour vendre. J’ai dit que vraiment, quand je laisse le terrain là vide comme ça là, un jour viendra, ça trouvera qu’on n’a pas de cimetière. Et aujourd’hui, c’est eux, demain, c’est nous. C’est ce qui m’a poussé à le faire. Je n’ai pas de grands moyens, mais le peu que j’ai, j’investis avec courage, parce que, quel que soit le prix, je vais mourir un jour et ils vont m’envoyer ici’’, a-t-il expliqué.

Ce n’est pas le seul problème dont sont confrontés les habitants de comoyah. Le manque d’infrastructures de base en est un autre facteur palpable. C’est pourquoi, notre interlocuteur lance un appel aux citoyens de la localité à se donner ses mains, pour le développement de Comoyah.
‘’Je prie tous les comoyakas, qui peuvent faire quelque chose, de venir au secours, pas ici, mais on commence autre chose. Parce qu’aujourd’hui, moi je suis sur le cimetière, hier, c’est feu Kabinet Camara qui a fait entrer le courant à Comoyah. Moi, je prie tous les citoyens, tous les fils dignes de Comoyah, ils n’ont qu’à venir, on s’entraide. Moi, j’ai clôturé le cimetière. Quelqu’un peut sortir aussi, il termine la mosquée. On n’a pas d’hôpital, on n’a pas de maison des jeunes. Bref, des infrastructures de base, il y a beaucoup qui manque chez nous ici’’, a-t-il lancé.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
