Le secteur agricole pourrait bien être la réponse au défi croissant du chômage des jeunes Guinéens. C’est pourquoi, plusieurs jeunes guinéens sont attirés par ce secteur, malgré les nombreux défis. C’est le cas d’Ismaël khatia Sylla, jeune journaliste qui pratique cette activité depuis 2 ans, dans son village natal à khatia, un district relevant de la sous-préfecture de Bangoura.

A chaque saison des pluies, ce jeune amoureux de la terre laisse sa casquette de journaliste pour travailler la terre. Cette année, il a mis en valeur une superficie d’un hectare de riz. Mais malgré sa passion, il reste confronté à un problème d’accompagnement et de financement pour l’atteinte de ses objectifs.
Âgé d’une trentaine d’années, Ismaël khatia Sylla est déjà un modèle de bravoure pour plusieurs jeunes de Kindia, notamment les journalistes. Reporter, chroniqueur d’une radio de la place, khatia est aussi administrateur d’une page.
Au-delà de ces activités médiatiques, il a décidé de réaliser un rêve d’enfance : se lancer dans l’agriculture. Depuis tout petit, il accompagnait ses parents au champs où il a eu l’amour de la terre.

‘’Depuis l’enfance, j’accompagnais mes parents au champs pour faire l’agriculture. Donc, on ne peut pas s’assoir aujourd’hui regarder ce lieu sans rien faire. C’est pourquoi à chaque saison des pluies, je viens travailler ici. D’abord, il faut pomper les herbes avec l’herbicide, ensuite la charrue vient labourer, après on fait la semence. Dès fois, il y a des endroits qui contiennent beaucoup d’eau, donc, il faut semer le riz pour rattraper l’autre déjà en maturité’’, a-t-il expliqué.

L’agriculture est un levier pour le développement d’un pays, si elle est bien structure et financée. Mais malgré la ferme volonté de notre interlocuteur à intensifier ces activités agricoles, il fait face à des obstacles.
‘’Nos parents nous disaient toujours qu’un pays ne peut pas se développer sans l’agriculture. La plupart des grands pays aujourd’hui tirent leur puissance dedans. Vraiment, son importance est immense. Donc, avec des financements, j’aimerais cultiver dans les 10 sous-préfectures de Kindia et aussi avoir un grand magasin de stockage où on pourra stocker nos récoltes. Ensuite, nous pouvons donner le riz aux commerçants, qui, a leur tour, revendront dans les marchés à des prix abordables pour tous’’, a déclaré Ismaël khatia Sylla.
Ce jeune amoureux de la terre invite ses pairs à prendre leur destin en main. Aux autorités, il leur demande de mettre des moyens techniques et financiers adéquats à la disposition des agriculteurs.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
