L’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a tenu ce samedi 28 juin 2025, à son siège sis à la Minière, dans la commune de Dixinn, son assemblée générale hebdomadaire.
Dans sa prise de parole, Souleymane Konaté, coordinateur de la cellule de communication du parti, a rejeté toute possibilité de réintégration des cadres exclus de l’UFDG.
‘’On nous demande de réintégrer des traîtres, des hypocrites, des lâches, et parmi eux, certains sont des voleurs, puisqu’ils ont pris du matériel à l’UFDG. ‘Est-ce que vous acceptez ça?’ ‘Non !’ ont répondu en chœur les militants fortement mobilisés.
Poursuivant, il a appelé le ministre de MATD qui a suspendu la tenue de leur congrès à plus de responsabilité dans ces prises de décision.
‘’Monsieur le ministre, dans toutes nos communications à l’UFDG, nous avons l’habitude de le dire dans un français simple, mais clair, pour que cela puisse être entendu. Quand tu évalues avec objectivité les germes qui ont conduit d’autres peuples à la violence et à l’autodestruction pour éviter le mot guerre, et que tu vois les mêmes germes apparaître sur toi, tu alertes, tu interpelles, pour que ceux qui tiennent le pouvoir, prennent de bonnes décisions pour aider notre nation.
Inutile de rappeler que la Guinée est dans une crise profonde. Nous sommes dans une crise multidimensionnelle aux conséquences imprévisibles. Aujourd’hui, tout le monde prêche la paix, tout le monde prêche l’entente, tout le monde prêche l’unité nationale. Mais, il n’y a pas de paix dans l’exclusion, il n’y a pas de paix dans la division et dans la manipulation ethnique, il n’y a pas de paix, lorsque vous ne répartissez pas de façon équitable les richesses de notre nation.
A ceux qui nous gouvernent aujourd’hui, j’ai dit ça hier, principalement le CNRD et son gouvernement de transition, ainsi que tous les valets civils qui les accompagnent, il faut faire attention. Tout pouvoir est éphémère, rien n’est éternel et aucun excès n’est impuni. Au moment où je vous parle, des congressistes sont déjà à Conakry. Il y a certains qui sont venus de la Belgique, de la France, des États-Unis d’Amérique, de l’Australie. Ils ont payé leurs billets d’avion.
Ils sont aujourd’hui à Conakry à leurs propres frais. Et vous prenez des décisions illégales pour interdire la tenue de ce congrès. On le dit, dans un français plus simple, pour que les hommes puissent comprendre. Tout le monde prêche la paix aujourd’hui en Guinée, mais j’ai rappelé tout à l’heure qu’il n’y a pas de paix dans un monde où l’injustice est institutionnalisée’’, a-t-il interpellé.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
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