C’est un Cellou Dalein Diallo très remonté qui s’est adressé ce samedi 28 juin 2025, à ses militants et sympathisants, en marge de l’assemblée générale de son parti, tenue à la Minière. Le leader de l’UFDG a dénoncé l’acharnement dont sa formation politique serait victime, depuis la prise du pouvoir par le CRND le 05 septembre 2021.
Empêché à Abidjan de se faire enrôler, Cellou Dalein Diallo a vu le congrès de son parti être annulé par le MATD (Ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation). L’ancien Premier ministre estime que ces agissements des autorités de la transition à l’encontre de son parti et de lui-même, constituent une preuve évidente que le CNRD a une «haine» viscérale contre l’UFDG.
‘’Vous n’avez plus aucun doute, le CNRD ne veut pas de l’UFDG et de son président. Il y a des faits que vous avez vécu et nous, on a toujours tout fait pour que nous soyons traités comme les autres partis politiques. Nous n’avions aucune hostilité particulière vis-à-vis de la junte. On a au contraire salué son sursaut patriotique.
Lorsque l’armée a pris le pouvoir, nous avons considéré ça comme un sursaut patriotique. On leur a apporté notre soutien. Alors, les actes d’hostilité de la junte à l’endroit de l’UFDG ont commencé depuis longtemps. Premier acte d’hostilité: comme tous les leaders politiques, j’ai demandé à rencontrer le président de la transition, Mamadi Doumbouya. J’ai insisté, il a refusé. Il n’a jamais accepté de me recevoir. Il a reçu pratiquement tous les leaders significatifs, aussi bien que les acteurs de la société civile. Je n’ai pas eu cet honneur. Pourquoi ? Je ne sais pas !
Deuxième acte d’hostilité: lorsqu’on a attribué à la classe politique 15 places pour le CNT. Tous les partis politiques se sont retrouvés sur la présidence d’Ousmane Doré qui avait son parti. On s’est mis d’accord que l’UFDG, compte tenu de son poids, méritait 4 sièges. L’UFDG et sa coalition de l’ANAD, on nous a attribué quatre sièges. Lorsqu’on a envoyé les listes au niveau du CNT, ils ont repris trois, ils ont redistribué à d’autres partis, ils ont laissé à l’ANAD une seule place. Alors que les autres quotas ont été respectés.
Troisième acte d’hostilité, et vous vous souviendrez, il y avait l’histoire de la maison du Président. Vous savez cette maison, ma propriété pleine et entière a été reconnue aussi, bien par le capitaine Dadis, que par Alpha Conde, qui m’ont demandé de rester, pour jouir de cette propriété. Eux (CNRD), ils ne m’ont pas demandé d’explication, ils m’ont demandé de déguerpir. Je suis sorti de la maison. Après ça, on m’a attribué la responsabilité d’avoir vendu l’avion présidentiel à Elhadj Mamadou Sylla. Il est là, il est témoin, il répète que je m’étais opposé’’, a dénoncé le président de l’UFDG.
Poursuivant, Cellou Dalein Diallo continue d’énumérer des actes de haine que le CNRD ne cesse de manifester à l’UFDG et son président.
‘’Ils ont donné des instructions pour qu’on ne me recense pas dans le fichier électoral. Je détiens tous les documents pour mettre en évidence ma nationalité guinéenne, j’ai mon acte de naissance biométrique, ma carte d’identité biométrique, mon passeport ordinaire en cours de validité. Mais le CNRD a instruit l’ambassade de Guinée en Côte d’Ivoire de ne pas me recenser.
Donc, c’est cette haine, cette volonté d’exclure un parti qu’ils ont aujourd’hui contre l’UFDG. Pourquoi on me refuse le droit de me faire recenser sur le fichier ? Pourquoi on détruit ma maison alors que le dossier est la justice ? Pourquoi on veut me coller la privatisation d’Air Guinée, alors que tout le monde sait dans quelles conditions ça a eu lieu ?’’, a-t-il dénoncé.
Face à cette situation , Cellou Dalein Diallo appelle ses militants et sympathisants à la résistance.
‘’Je veux juste attirer votre attention sur le devoir de résistance, parce que ces gens-là s’en fichent de la loi, ils s’en fichent de la vérité, ils veulent tuer l’UFDG et détruire tout avenir politique avec votre président. Ils ne veulent pas de nous. Il faut qu’on se prépare à la résistance. Il faut qu’on se prépare à la résistance, parce qu’on ne peut pas faire autrement. On ne peut pas abandonner le combat. Les gens ont fait le sacrifice ultime. Ils sont morts pour la Guinée, en manifestant parfois pour la démocratie. Il faut qu’on s’organise pour résister. Je sais que le contexte est difficile’’, a lancé le leader de l’UFDG.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
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