Les premières épreuves du baccalauréat unique session 2025 ont été lancées ce lundi 23 juin 2025 à Kissidougou. La cérémonie de lancement officiel des épreuves a mobilisé les autorités éducative et administrative dans l’enceinte du groupe scolaire la Part-Dieu, l’un des cinq centres (5) retenus à cet effet.
Après un bref entretien avec les candidats et les surveillants, les autorités se sont rendues dans une des salles dudit centre, pour procéder au lancement des épreuves à 9 heures. Dans sa communication face à la presse, Sékou 1 Traoré, directeur préfectoral de l’éducation de Kissidougou, a rappelé la physionomie de cet examen dans sa juridiction, avant de fonder espoir sur les performances scolaires de ses candidats à l’issue de cet examen.

‘’Au compte de cette session, Kissidougou présente 360 candidats dont 153 filles en sciences e 243 candidats dont 157 filles en sciences mathématiques, 332 candidats dont 103 filles et 5 candidats en franco-arabe dont une fille. Ces candidats sont repartis entre 5 centres, tous dans des clôtures et bien securisés.
Le centre Soundiata Keita est un centre mixte avec la présence des candidats du franco-arabe. Nous avons déployé au total 76 surveillants et chaque centre a 3 cadres au compte du secrétariat. Alors, au regard du travail abattu au cours de l’année scolaire avec l’accompagnement des autorités locales, l’engagement des enseignants et le bon partenariat de coordination des APEAE, j’ose affirmer qu’on peut s’attendre à une bonne performance de nos candidats comme les sessions précédentes. Nous avons l’espoir que nos candidats sont compétitifs que ce soit au niveau régional ou national. Ce n’est pas seulement en quantité, mais aussi en qualité, parce que vous n’êtes pas sans savoir que l’année passée, Kissidougou avait fourni assez de lauréats et même un de nos candidats a été retenu au niveau des grandes écoles à Dalaba’’, a-t-il indiqué.
Quant à Mohamed Sanoussy Kaba, conseiller juridique du ministre de l’enseignement pré-universitaire et coordinateur national pour la région de Faranah, il a établi un lien entre ces examens et le projet Simandou.

‘’Je voulais rappeler aux candidats que le projet Simandou c’est pour la jeunesse. Mais quelle jeunesse? Une jeunesse formée et une jeunesse qualifiée. Donc, je leur ai rappelé que le mégaprojet Simandou n’est ni pour les burkinabés ni pour les Sénégalais, mais plutôt c’est les jeunes guinéens qui doivent profiter de ses avantages, surtout en terme d’emplois décents. C’est raison pour laquelle, nous profitons de ces moments, pour interpeller la conscience de tout le monde, surtout ces jeunes candidats, ils doivent bien travailler pour avoir des diplômes, acquérir des compétences pour bénéficier des avantages du développement rapide que notre pays va connaître. Donc, ce n’est pas par un hasard que des sujets étaient venus sur Simandou pendant le CEE et pendant le BEPC’n, s’est-il justifié.
En séjour à Kissidougou depuis le début des examens nationaux, Mömö Damba, directeur national de l’alphabétisation et superviseur national de tous les examens à Kissidougou, n’a pas manqué de souligner ses propres constats face à la presse.

‘’Je ne suis pas venu à Kissidougou pour m’assoir, je dois sillonner tous les centres tous les jours, pour voir si les principales recommandations sont appliquées. Je dois aussi apporter des appuis à la direction en cas de problème. Mais je remarque qu’à Kissidougou, les sensibilisations ont porté fruit, car les centres sont dans les clôtures, les candidats évitent tout ce qui est interdit.
Vous savez qu’à l’issue de ces examens, c’est les meilleurs qui seront retenus. Tout récemment, une mission gouvernementale a séjourné au Maroc dans le but de détecter les meilleures universités marocaine qui pourraient accueillir les meilleurs bacheliers de cette session ; donc, il faut qu’on accorde du sérieux à cet examen pour empêcher la fraude. En tout cas, les candidats et les surveillants se sont bien comportés lors des deux précédents examens. Et je souhaite que la même attitude continue chez les candidats au baccalauréat’’, a-t-il souligné.
À rappeler qu’au compte de cette première journée, les candidats des sciences expérimentales et mathématiques étaient en face aux épreuves d’anglais et de français, tandis que ceux des sciences sociales affrontaient les sujets d’histoire et de mathématiques.
Depuis Kissidougou, Ousmane Nino SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
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