C’est au stade M’Ballou Mady Diakité Glao de Kankan, que la 85e édition de la Grande Mamaya a été lancée ce samedi 7 juin par Sèdè Dandiaya n°4, en présence du président de la transition et de plusieurs hauts cadres de son gouvernement, ainsi que de la ministre de la Promotion féminine de la République sœur de la Côte d’Ivoire.
Mamadou Diana Kaba, Sedè Kounti du Sèdè Dandiaya n°4, se réjouit de la première journée de cet événement culturel. Une journée selon lui, marquée par une mobilisation exceptionnelle du public.

‘’C’est une première journée sans faute et un sentiment de satisfaction. Depuis que nous avons commencé à organiser la MAMAYA Kankan, cette 85e édition a connu le plus grand nombre de participants. J’étais même submergé depuis 12 heures ; les gens avaient commencé à venir s’installer. Ce qui a fait qu’aujourd’hui, le protocole observé n’a pas du tout été respecté. Les gens qui devaient s’asseoir sous les tentes n’ont finalement pas eu de place. À partir de 14h15, il n’y avait plus de place. Aujourd’hui, je suis très fier du Sèdè Dandiya n° 4 et fier de M. le Président de la République, le général Mamadi Doumbouya, grâce à qui, cet engouement est là. Le nombre de participants aujourd’hui a doublé grâce à l’appui et à la détermination de M. le Président de la République. Alors, si vous me posez la question, je dirais que c’est un sentiment de fierté, de satisfaction et de prudence’’, s’est-il réjoui.
Et de poursuivre : « Au départ, nous avons voulu maintenir le premier dispositif. Après, l’ordre est venu de laisser tout le monde entrer, et tout le problème, c’est la sécurité des lieux. Mais ceux qui sécurisent les lieux, s’ils me disent de laisser les gens rentrer, je ne peux que faire cela. Si vous voyez le départ, les gens n’ont pas pu danser comme il faut, parce que sur la pelouse, il y avait plus de 5000 personnes. On ne peut pas danser comme il faut. Mais si Dieu le veut, demain, nous ferons encore mieux pour que la deuxième journée de cette 85e édition soit meilleure que la première journée. La région invitée et d’autres venus d’autres pays sont déjà arrivés. Je remercie le comité de la Basse Côte et la population qui s’est mobilisée massivement pour répondre à l’appel de Kankan. Ce geste nous va droit au cœur et cela veut dire que nous sommes unis et indivisibles. Nous sommes une famille. L’année passée, c’était le Fouta qui était là, et la forêt était là. Cette fois-ci, c’est la Basse-Guinée’’, a-t-il conclu.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
