À quelques jours de la 85e édition de la Grande Mamaya, prévue pour les 7, 8 et 9 juin 2025, la ville de Kankan est en pleine effervescence. Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, à peine rentré, a effectué une visite de terrain ce jeudi 5 juin 2025, au stade M’balou Mady Diakité, site qui accueillera les festivités, pour évaluer les préparatifs en cours.

Prenant la parole devant les journalistes, le ministre de la Culture, du tourisme et de l’artisanat a exprimé sa satisfaction quant aux avancées observées sur le terrain.

‘’Ce que j’ai vu, j’avoue que c’est quelque chose d’extraordinaire. Cette 85ème édition sera au-dessus de celle de l’année dernière. Ça, c’est déjà une vérité absolue au regard de tout ce que j’ai vu comme signe avant-coureur. Je profite de l’occasion pour remercier sincèrement le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, qui a su donner un coup d’éclat à ce patrimoine culturel immatériel de notre pays, pour en faire aujourd’hui le porte-étendard de la culture guinéenne’’, a indiqué Moussa Moïse Sylla.
Poursuivant, il a également précisé que la Mamaya n’est plus pour Kankan, mais qu’elle est devenue un symbole de l’unité nationale.

‘’La Mamaya, ce n’est plus Kankan. Ça n’a jamais été d’ailleurs Kankan. C’est devenue toute la Guinée. Et le brassage que cela permet avec tous ces corollaires en termes de cohésion sociale, en termes de pont interculturel. Cette année, c’est la Basse Côte qui est la région invitée d’honneur. L’année dernière, c’était la moyenne Guinée. C’est la culture qui peut réussir cela. Je tiens à remercier sincèrement le président de la République.
Lorsque le premier responsable d’un pays porte la culture, c’est toute la nation qui en est complètement éblouie. Je tiens à le féliciter pour avoir donné à la Mamaya ses lettres de noblesse. Ça fait la troisième édition à laquelle il va participer. Ce n’est pas rien. Il aurait pu faire autre chose. Mais en venant, il sait qu’il vient à une cérémonie qui rassemble l’ensemble des filles et des fils de la République de Guinée. Je remercie aussi le Sedè, dont le mandat est en cours, qui a aussi su travailler pour attirer l’attention de l’État, du président de la République, mais également du ministère de la Culture. Parce que c’est à cause de leur sérieux, à cause de leur envie et de leur détermination de faire de la Mamaya le point central de nos festivités en République de Guinée. C’est à cause de ce sérieux que nous aussi, nous avons cru devoir accompagner cette organisation.
Aujourd’hui, c’est au-delà du ministère de la Culture, c’est au-delà du Sèdè qui l’organise, c’est devenu la chose de tous les Guinéens. Et quand vous voyez le déplacement qu’il y a eu cette année, j’ai bien peur que nous n’ayons pas de place sur ce beau gazon pour les excellents pas de danse de la Mamaya’’, a-t-il ajouté.

En ce qui concerne, les organisations sécuritaires, le ministre se dit être satisfait. ‘’Oui, c’est l’une des raisons qui me poussent à féliciter le Sèdè, parce que cette année, il y a non seulement le nombre de sponsors qui a augmenté, mais ils ont également pris en compte un certain nombre de remarques que nous avions formulées l’année dernière, notamment sur l’occupation des places. Vous remarquerez qu’il y a plusieurs tentes et que les tentes sont spécifiées en fonction des invités qui arrivent pour éviter les débordements. En accord avec le chef BY issa, il y a eu de l’innovation. Regardez les tentes dernière génération qui ont été installées grâce à la collaboration que le Sèdè a, avec By Issa depuis plusieurs années maintenant. Ils ont tenu également compte des remarques liées à la santé.
Avec l’hôpital régional, ils ont installé un dispositif qui permet tout de suite d’offrir les premiers soins avant une évacuation, si c’est un cas grave. Au-delà, vous avez une pléiade de tentes qui sont aménagées, de sponsors qui ont également leurs parcs qui sont aménagés. On vous dit que c’est vraiment un événement qui réunit beaucoup de monde. En terme d’organisation, cette année, il y a vraiment un plus cette année’’, a-t-il conclu.
Gnama KABA, envoyée spéciale à Kankan, pour Lerevelateur224.com.
