À quelques jours du début des examens nationaux, les autorités éducatives guinéennes se sont exprimées ce vendredi 30 mai 2025, à la maison commune des journalistes sise à la Minière, pour faire le point sur les préparatifs.
Le Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation (MEPU-A), à travers Pierre Touré, Directeur national de l’Enseignement fondamental, a tenu à rassurer l’opinion publique, sur les dispositions prises pour garantir la régularité et la transparence du processus.
‘’Le CEE (Certificat d’Études Élémentaires) se déroule au niveau des préfectures, mais ce n’est pas une compétition entre celles-ci. Il n’est pas dit que la préfecture qui aura 90 % d’admis en 7ᵉ est la meilleure. Si dans votre préfecture, seuls 10 % ou 15 % des élèves ont le niveau requis pour aller en 7ᵉ année, il faut s’en tenir à cela. Cette année, nous avons pris des mesures pour assurer une rigueur accrue, même au niveau des centres de correction, afin que le niveau qui ressortira de ces examens, reflète réellement celui de nos élèves. Pour le BEPC, c’est le même principe. Il ne doit pas y avoir de compétition entre les régions. Dire que Conakry a eu 70 % d’admis et N’Zérékoré 20 %, et en conclure que Conakry est meilleure, est une erreur. Il faut changer cette mentalité.
Nous avons commencé cette réforme au sein même du système éducatif, pour que nos représentants déconcentrés (directeurs, responsables pédagogiques et responsables des examens) comprennent que l’examen vise à évaluer les acquis des apprenants. Les sujets sont conçus pour faire ressortir la moyenne réelle. Il faut en tenir compte’’, a-t-il souligné.
Et de poursuivre : ‘’Cette fois-ci, il y aura des mesures disciplinaires et des sanctions contre ceux qui seront complètement à côté de la plaque. Les instructions sont très fermes. Le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Jean-Paul Cédy a été très clair là-dessus. Vous connaissez son parcours, son expérience, son sérieux et sa rigueur. Ceux qui sont dans le système éducatif depuis plus de 30 ans, savent combien il est rigoureux (…). La rigueur, cela ne signifie pas méchanceté. Pas du tout. La rigueur, c’est être attentionné, être à l’écoute et faire ressortir le niveau de l’apprenant. Généralement, c’est comme ça donc, il faut vous à tenir à ça.’’
Par ailleurs, le Directeur national chargé de l’Enseignement fondamental rassure. ‘’Un autre pan de notre communication va concerner les sujets. Il est extrêmement important de rappeler que la Direction Générale des Examens est en charge de l’élaboration des sujets. Un mécanisme de sécurisation a été mis en place, pour garantir leur acheminement à l’intérieur du pays, jusqu’au niveau des sous-préfectures. Nous travaillons en étroite collaboration avec la gendarmerie et la police. La semaine prochaine déjà, le convoiement des sujets va commencer, sous la supervision des gendarmes. Les sujets seront stockés dans les départements régionaux de gendarmerie.
À Kindia, par exemple, ils seront à la gendarmerie régionale. Il en sera de même dans toutes les autres régions. La duplication des sujets se fera au niveau des préfectures, toujours sous l’œil vigilant des forces de sécurité. Donc, nous travaillons en étroite collaboration avec les forces de défense et de la sécurité. Surtout la gendarmerie, la police est exclusivement chargée de la sécurisation des centres d’examen. Donc, le changement qui aura lieu même aux sujets qui seront lancés, sera le jour même des examens que serez informés. Cela fait partie de nos nouvelles stratégies de sécurisation’’, a-t-il précisé.
Plus loin, il réaffirme clairement sa position ferme contre toute tentative de fraude. ‘’Il n’y a pas d’activités sans risques. Ce n’est pas possible. La fraude c’est comme la corruption. Elle existe partout dans le monde. Pendant que nous travaillons pour avoir des examens apaisés et sécurisés, il y aura d’autres, des groupes qui vont travailler pour contourner le système. Mais nous sommes déterminés à ce que cette session 2025 reflète réellement le niveau des apprenants. Et celui qui sera attrapé, répondra devant les autorités judiciaires’’, a-t-il assuré.
De même, il a également adressé un avertissement aux candidats. ‘’Concernant les téléphones, la consigne est claire : tout téléphone saisi sera remis aux autorités judiciaires’’, a-t-il averti. C’est pourquoi, selon lui, ‘’cette année, les responsabilités sont réparties. Chacun doit jouer sa partition : directeurs préfectoraux, inspecteurs régionaux de l’éducation, chargés d’examens, encadreurs, tous sont responsabilisés. Nous allons surveiller de près, et tout manquement sera sanctionné conformément à la loi’’, a-t-il prévenu.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
