En Guinée, les réactions se multiplient après l’annonce par le premier ministre, Amadou Oury Bah, de la tenue des élections législatives et présidentielle en décembre 2025. De scrutins majeurs qui devront acter définitivement le retour à l’ordre constitutionnel, après le référendum fixé en septembre de la même année.
Youssouf Camara, membre du bureau exécutif de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), s’est exprimé ce jeudi 15 mai 2025, sur cette annonce du chef du Gouvernement. Pour lui, elle n’est autre qu’une opération de drague pour faire plaisir aux investisseurs étrangers.
‘’C’est une opération de séduction de la part du premier ministre, chef du gouvernement. À mon humble avis, un processus électoral, il ne faut pas que nous prenions la mauvaise habitude. À chaque fois que nous sommes dos au mur, qu’on vienne devant les institutions pour annoncer des dates du retour à l’ordre constitutionnel. Cela est une preuve de l’irresponsabilité. Vous n’êtes pas sans le savoir qu’en 2024, il y avait le ministre des Affaires étrangères aussi qui avait tenu le même langage devant la CEDEAO. Il faut que nous sortions de cela, parce que cela dénote toute la mauvaise foi et tout ce que ce gouvernement est en train de faire, c’est dans une impréparation totale, on ne peut pas improviser les dates comme ça’’, a-t-il recadré.
Poursuivant, Youssouf Camara a indiqué que, pour annoncer l’organisation d’une élection de telle envergure, le gouvernement devrait d’abord remplir certains préalables. À l’en croire, ces préalables sont loin d’être satisfaits.
‘’Une élection, ce sont des étapes bien définies. Une élection, ce sont des préalables. Donc, si on se permet, en n’ayant pas un fichier électoral fiable, en n’ayant pas un budget global pour coupler les élections, mais aussi sans oublier un cadre de dialogue serein, parce que qui parle des élections, parle des acteurs politiques et les élections sont faites pour les partis politiques. Aujourd’hui, en Guinée, il n’y a pas de dialogue, il n’y a pas de liberté d’expression garantie, parce que vous savez que la presse subit la même répression que les partis politiques et la société civile. Donc, on ne peut pas parler d’élections, sans satisfaire face à ces préalables d’apaisement’’, a-t-il insisté chez nos confrères de Nostalgie-Guinée.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com
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