Alors que le processus de Recensement biométrique bat son plein sur toute l’étendue du territoire national, de nombreuses inquiétudes sont soulevées par certains acteurs politiques, en ce concerne le nombre de kits déployés sur le terrain.
Selon Tokpa Dounamou, président du parti Nouvelle Vision (NV), interrogé par notre rédaction à cet effet, les difficultés rencontrées étaient largement prévisibles, compte tenu des choix opérés par les autorités en amont.
‘’Je crois que les difficultés étaient prévisibles en ce sens qu’il n’était pas prévu d’organiser les choses telles que ça se passe maintenant. Il était prévu de se concentrer uniquement sur le PN-RAVEC (Programme National de Recensement à Vocation d’état Civil) qui générait le fichier électoral. Mais aujourd’hui, le fait d’embrasser cette nouvelle option, forcément, impose qu’il y ait quelques difficultés, parce qu’on n’était pas préparé à cela’’, assure-t-il.
Se prononçant sur la requête de certains acteurs de la société civile qui demandent à ce que le délai imparti soit prolongé de 60 jours, il nuance, rappelant que c’est le ministère de l’administration du territoire qui supervise le processus et l’objectif final est de pouvoir enrouler tous les électeurs.
‘’Alors, si à la fin de la date prévue, on trouve que tout le monde n’est pas recensé, on n’a pas besoin de dire au ministère de l’administration du territoire de faire des efforts pour que tout le monde soit enroulé. Et dès lors que cela est établi, il appartient au ministère de l’administration du territoire d’en tirer les conséquences’’, a-t-il déclaré.
Malgré les difficultés, le président du parti Nouvelle Vision se veut optimiste. Il assure qu’avec la volonté politique déjà exprimée, les obstacles pourraient être surmontés, pour tenir le référendum constitutionnel à la date indiquée.
‘’Le plus important pour nous, c’est la volonté politique exprimée. Il y a des obstacles qui pourraient arriver. Je crois que s’il y a une volonté politique, on peut tous trouver des moyens de les surmonter et de pouvoir respecter la date qui a été fixée. Et j’estime que, la date du 25 septembre est bien tenable, si les dispositions sont prises correctement’’, a-t-il estimé.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.

