L’ancien gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée, Chérif Bah a été condamné ce mardi 5 mai 2025 à 5 ans de prison et au paiement d’une amende de 5 milliards de francs guinéens par la CRIEF (Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières).
Le vice-président de l’Union des Démocratiques de Guinée (UFDG) a été reconnu coupable des faits de détournement de deniers publics, de corruption, d’enrichissement illicite, de blanchiment de capitaux, d’abus de confiance, de vol et de complicité.
Réagissant sur cette actualité chez nos confrères de Nostalgie-Guinée dans l’émission Africa2015, Souleymane Souza Konaté, coordinateur de la cellule de communication de l’UFDG a dénoncé une justice de deux poids deux mesures.
‘’(…) Nous regrettons aujourd’hui le traitement de deux poids deux mesures de la justice de notre pays, parce que cette affaire de CRIEF là commence à déranger tout le monde. Les crimes économiques sont très importants à être résolus dans notre pays, mais ce qui est encore plus important, c’est les crimes de sang. Sur le CNRD, aujourd’hui, nous sommes à plus de 65 jeunes guinéens froidement et lâchement assassinés. Des jeunes gens pour qui, il n’y a jamais eu, ne serait-ce qu’un semblant de procès pour situer la responsabilité’’, a-t-il dénoncé, avant de revenir sur la condamnation de Chérif Bah.
‘’L’affaire dont on parle, a plus de 15 ans, 20 ans en arrière, il y a un délai de prescription par rapport à des situations comme ça. Aujourd’hui, il y a des crimes économiques sous le CNRD. À la douane, on vous parle de 14 000 milliards. Au niveau du patrimoine bâti, c’est plus de 267 milliards. Tous les jours, vous avez des scandales financiers à répétition. Le dernier scandale, c’est le cas de la Banque centrale. Qu’est-ce que la CRIEF fait pour élucider cette situation-là alors que les preuves sont encore tangibles ? Nous disons qu’il y a un harcèlement judiciaire de la part du CNRD vis-à-vis des principaux acteurs politiques de notre pays. Tout ça, c’est pour affaiblir les acteurs. Mais, du côté de l’UFDG, ils se trompent, parce que cela ne va pas nous arrêter’’, a-t-il affirmé.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
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