Mamadou Saïdou Baldé est poursuivi devant la cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) pour avoir tenté de détourner 46 milliards de francs guinéens, au préjudice de l’Etat guinéen et des pensionnés civils et militaires de la commune de Matoto. Les débats se sont poursuivis ce lundi 14 avril 2025 dans ce dossier.
Les débats étaient principalement axés sur les différents chèques signés par le mis en cause et surtout sa justification concernant l’utilisation de la somme incriminée. Le prévenu n’a pas arrêté de clamer son innocence depuis le début du procès.
À la barre, Mamadou Saïdou Baldé assure qu’il est impossible de détourner la pension ou le salaire des militaires sans se faire lyncher. A la réponse de l’une des questions de la partie civile, le prévenu a fait savoir que ‘’c’est rare qu’on paye la pension pendant le mois. Il peut arriver qu’on paye pendant ou après, mais jamais par anticipation.’’.
Les débats ont également porté sur la somme d’un milliard GNF qui ont été encaissées le 30 septembre 2021, mais que le paiement a été effectué le 4 octobre aux ayants droit. Il rassure que cette somme représentait le salaire et non la pension.
La phase des débats dans ce dossier est terminée ce lundi, place donc aux plaidoiries et réquisitions. Si ça ne tenait qu’à l’avocat de la défense, les plaidoiries débuteraient aujourd’hui. Mais le parquet a demandé à ce que l’affaire soit renvoyée à une autre date, pour des raisons de santé de l’un des magistrats du parquet. Une demande à laquelle la cour ne s’est pas opposée
Lundi étant un jour férié, Yagouba Conté et ses assesseurs ont décidé de renvoyer l’affaire à deux semaines, c’est-à-dire, au 28 avril prochain, pour que les parties présentent leurs plaidoiries et réquisitions.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
