En séjour depuis le vendredi dans la ville de Mamou, le ministre des mines et de la géologie a bien voulu être auprès de ses concitoyennes, mobilisés en grand nombre ce samedi, pour commémorer le 8 mars. Une célébration placée cette année sous le thème « Pour toutes les femmes et les filles : droits et égalité et autonomisation ».
L’événement s’est tenu dans la salle polyvalente de la maison des jeunes. Il a connu la présence des autorités régionales préfectorales et communales y compris celles religieuses à savoir chrétiens et musulmans.
Dans son allocution, le ministre Bouna Sylla a tenu à rappeler l’importance de cette journée qui d’après lui, revêt un caractère particulier.
‘’Cette journée est une occasion de faire le point sur les progrès réalisés en matière des droits des femmes. De célébrer les avancées et de rappeler les défis qui persistent pour améliorer les conditions des femmes. L’édition 2025 revêt un caractère particulier dans la quête de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes dans le monde. La meilleure manière d’insérer les femmes dans le tissu économique, parce que l’égalité vient de l’économie, c’est par l’éducation.
Madame l’inspectrice régionale de la promotion des femmes de la région de Mamou a donné des statistiques qui sont extrêmement importantes, que je vais répéter. Au niveau du taux d’alphabétisation des femmes adultes, c’est 31% contre 61 % pour des hommes. Les disparités entre les garçons et les filles sont particulièrement marquées à partir du secondaire. C’est-à-dire, des collèges et des lycées. 53% des garçons contre 37 % des filles etc.
Pour inverser la courbe, le gouvernement sous le leadership du président de la République, a pris des actions sur 12 thèmes, 12 points critiques et essentiels permettant d’inverser la courbe, pour améliorer les conditions de vie des femmes dans notre pays’’, a-t-il déclaré.
Face à la persistance de la pauvreté qui pèse de plus en plus sur les femmes, le ministre Bouna Sylla estime qu’il faut l’autonomisation des femmes à travers des activités génératrices de revenus.
‘’L’éducation et la formation des femmes, la question de l’accès à la santé pour les femmes. Et je rappelle que le président de la République a accordé la gratuité de l’accouchement par voie césarienne à toutes les femmes. Les mesures prises pour protéger les femmes contre les violences, comment pour que les femmes ne soient pas exposées aux conflits. Tous ces mécanismes institutionnels mis en place, sont de nature à permettre à améliorer les conditions de vie des femmes’’, a-t-il discouru.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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