Depuis le 1er mars 2025, correspondant au premier jour du 9ème mois de l’année lunaire, plus d’un (1) milliard de musulmans à travers le monde observent le jeûne du mois de ramadan, considéré comme le 4ème pilier de l’islam après la foi, les 5 prières par jour et l’aumône. Ainsi, les fidèles musulmans de Kissidougou, à l’instar de leurs coreligionnaires du monde, vivent au rythme du mois saint de ramadan, sous le guide ou la clairvoyance des imams, des prêcheurs ou autres détenteurs de connaissances islamiques.
A cette occasion, notre correspondant régional basé à Kissidougou est allé à la rencontre de l’un d’eux. Il s’agit de Oustaz Aboubacar Sidiki Kourouma, professeur de langue arabe et imam de la mosquée du quartier Limania, qui a abordé avec enthousiasme plusieurs thèmes du ramadan au cours de cet entretien réalisé ce dimanche 02 mars 2025. En introduction, l’imam est revenu sur le but de ce mois de pénitence et les avantages qu’il procure aux musulmans.
‘’A chaque avènement du Ramadan, Allah nous offre l’occasion de nous rapprocher davantage de lui à travers de nombreuses formes d’adorations tout au long de ce mois telles que les prières surérogatoires, la lecture du Coran, les prêches etc. C’est pourquoi, je dirais que le Ramadan, c’est comme un séminaire organisé à l’intention des musulmans pour apprendre les contours de l’islam. Par exemple, pendant ce mois, on apprend et répand la générosité, la patience, le pardon et le partage. Ainsi, le nanti qui reste sans manger ni boire de l’aube au coucher du soleil, affrontera l’épreuve de la faim et comprendra mieux ce que traversent les démunis ; donc, cela va finalement l’inciter à être généreux dans la société’’, a-t-il rappelé.
Plus loin, l’imam qui est appelé « Banaa » pour les intimes, s’est intéressé à la catégorie des croyants qui ne sont pas dans l’obligation de jeûner. ‘’L’islam est une religion de clémence et de simplicité. C’est pourquoi, l’islam a fait des cas d’exception pour certains musulmans qui ne sont pas du tout obligés d’observer le jeûne, mais sous réserve de certaines conditions. D’abord, nous avons les personnes âgées très affaiblies et les malades qui souffrent des maladies incurables et compliquées. Alors, les croyants appartenant à ces deux catégories ne doivent pas jeûner, mais en contrepartie, elles doivent offrir l’équivalent de la ration alimentaire journalière d’un croyant tout le long du Ramadan.
Ensuite, nous avons les nourrices et les femmes en état de famille qui ne doivent pas jeûner, si elles craignent pour leurs enfants. Mais elles doivent rembourser les jours manqués après le Ramadan. Egalement, il y a les femmes qui accouchent ou qui sont en menstruations. Celles-ci doivent continuer le jeûne quand elles seront rétablies et elles doivent rembourser les jours non jeûnés. Il y a aussi le cas des voyageurs. A ce niveau, si le voyage se fait sur un trajet qui dépasse 80 km, alors, le croyant n’est pas obligé de jeûner, mais il est tenu obliger de rembourser le nombre de jours manqués’’, a-t-il déclaré.
Toutefois, ces autorisations à ne pas jeûner ne doivent pas être source de non retenue pour le musulman. C’est pourquoi, celui qui est dans ces catégories, doit manger ou boire dans la discrétion.
Avant de conclure, l’imam a encouragé ses paires à multiplier les séances d’interprétation du saint Coran dans les mosquées. Il a ensuite invité les croyants à adopter des conduites exemplaires et à réprimer leurs passions et désirs au cours de ce mois saint, tout en consacrant le plus de temps possible à la prière et la lecture des versets du Coran car, soutien-t-il, le Coran fut révélé pour la première fois au prophète Mahomet pendant le mois de Ramadan.
À signaler que l’imam Aboubacar Sidiki Kourouma n’a pas manqué d’inviter les guinéens à l’unité, au pardon et à l’acceptation pendant cette transition. Il a également formulé des prières en faveur de la quiétude sociale et de la prospérité de notre nation.
Depuis Kissidougou, Ousmane Nino SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
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