Présidant l’assemblée générale de son parti UFDG ce samedi 15 février 2025, à la Minière, dans la commune de Dixinn, Kalémodou Yansané, vice-président de l’UFDG, chargé des questions économiques et du développement, a vigoureusement dénoncé la misère dans laquelle la jeunesse guinéenne patauge aujourd’hui.
Selon lui, c’est la précarité qui pousse le jeunes à prendre le chemin périlleux de l’immigration.
‘’J’ai des préoccupations pour les jeunes de Guinée aujourd’hui. Vous êtes obligés par manque d’emploi, par manque de formation adéquate, de vous aventurer, à chercher le bonheur ailleurs. Et comme le savez, la fièvre du nationalisme a emporté le monde, chacun croit que son malheur vient de l’autre. Nous chassons les blancs en Afrique, allez voir au Mali, Burkina, au Niger, chacun croit que son malheur est dû aux étrangers.
Aujourd’hui, allez en Europe, aux États-Unis, ils pensent que leur malheur vient de nous. Mais les armes qui tuent les africains au Congo, qui tuent les africains au Mali, au Niger, au Burkina, ce sont des armes qui sont fabriquées ailleurs. Si vous livrez les armes en Afrique, les jeunes qui peuvent quitter l’Afrique, ils vont quitter l’Afrique, il vont nous rendre la vie difficile en Europe et en Amérique. C’est pourquoi, j’ai pitié de vous les jeunes. On ne vous donne pas la chance d’avoir une bonne formation professionnelle et vous avez des familles. Vous êtes obligés d’aller chercher ailleurs et ailleurs, on croit que c’est vous qui transportez la pauvreté chez eux, le malheur, le crime etc…’’, a-t-il déploré.
Poursuivant, Kalémodou Yansané a laissé entendre qu’à cela, s’ajoute le fait que la culture du mérite à quitter nos esprits. ‘’Aujourd’hui, ce n’est pas le méritant qui occupe les postes. Et puisque ce n’est pas la culture du mérite, beaucoup de jeunes se tournent vers la création de ce qu’on appelle les fans clubs, les mouvements de soutien, les tournois de football, parce que si vous faites les éloges derrière quelqu’un, vous espérez recevoir quelques sous pour arrondir vos week-ends. Je prie que la jeunesse de Guinée sorte de ce carcan, qu’elle vive des fruits de sa sueur. Que seuls les méritants soient nommés. Si on oublie la culture du mérite, les gens vont emprunter des métiers de facilité ou des métiers à risque, parce que ce n’est pas le mérite qui est récompensé’’, a-t-il estimé.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
