Selon le chronogramme paraphé entre les autorités et la CEDEAO, la transition devait prendre fin le 31 décembre 2024. Toutefois, ce deadline n’est plus tenable, alors que nous sommes déjà dans le 1er trimestre de 2025.
Le glissement de ce calendrier intervient, alors que les manifestations sont systématiquement interdites en Guinée. Face à cette situation, le coordinateur du bloc libéral à N’Zérékoré prend la parole ce mardi 28 janvier 2025, au micro de notre correspondant régional. Selon lui, son parti n’a jamais changé de position pour soutenir les activités du CNRD.
‘’L’avènement du CNRD, tous les guinéens ont applaudi, parce que nous étions dans un pouvoir qui était illégal, le 3ème mandat d’Alpha Condé. C’était un mandat de trop. C’est comme si les guinéens étaient en prison et ils ont été délivrés. Par rapport à l’agenda du programme qui été élaboré pour la sortie de la transition, c’était un ensemble d’activités qui avait été défini. Je crois que nous, nous étions dans une dynamique pour dire qu’il faut qu’on exécute cet ensemble d’activités pour qu’il y ait une sortie qui va nous envoyer dans une démocratie durable. C’est ça effectivement. Il fallait un recensement. Parce qu’au jour d’aujourd’hui, un des problèmes au niveau du terrain politique, c’est le fichier électoral. On n’avait pas un fichier disons. On avait à faire à une constitution qui a été bâclée comme ça été fait par le pouvoir d’Alpha Condé. Donc, c’était un ensemble d’activités comme ça que la transition était appelée à mettre en place, à exécuter. Et nous, nous étions dans un dynamique ; ce n’est parce que le boc libéral soutenait les activités du CNRD. Mais généralement, le guinéen, même la vérité en face, si tu le dis, ils vont dire que tu as pris position.
C’est le 31 décembre qui était prévu comme date milite de la transition. C’est pourquoi, la dernière fois, le président du bloc libéral a dit qu’il n’est pas question de résoudre les problèmes de la Guinée dans la rue. Il faut qu’il y ait un dialogue, que les acteurs politiques, les acteurs de la transition, les acteurs de la société civile se retrouvent autour d’une table. Au jour d’aujourd’hui, on est convaincu que ce n’était plus le 31 décembre, qu’il fallait ramener le pouvoir au niveau des civiles ou bien par suite d’une élection. Donc, ça veut dire qu’il faut faire un nouveau calendrier et pour le faire, ce n’est pas en sortant d’aller jeter les pierres. Ce n’est pas en faisant ceci, cela, il faut obligatoirement que ça soit fait par un dialogue. Et c’était ça l’objectif du président du bloc libéral. Ce n’est un autre virement de position, mais c’est la même logique’’, a précisé. Moïse Haba.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
(+224) 610 620 980
