La condamnation d’Aliou Bah à deux ans de prison ferme, continue de susciter des réactions au sein de la classe politique guinéenne. Une condamnation qui a créé une onde de choc dans tout le pays.
Réagissant sur cette actualité chez nos confrères de Nostalgie Guinée dans l’émission Africa2015 ce mercredi 8 janvier 2024, Dr. Faya Millimono, président du Bloc Libéral, a laissé entendre que cette condamnation du leader du MoDeL est un recul très dangereux pour la démocratie et l’État de droit en Guinée.
‘’Pour parler brièvement de la condamnation d’Aliou Bah a qui, je dis d’ailleurs de prendre le courage et de ne pas baisser le bras, de ne pas se sentir abattu pour qu’il comprenne qu’il est en train de mener un combat noble et il doit regrouper toutes les énergies nécessaires pour résister. Ceci soit dit en passant. Nous sommes en train de vivre aujourd’hui un recul de tous les acquis démocratiques, de tous les acquis en matière de droits et libertés dans notre pays. On est en train de vivre un recul et un recul très dangereux. Rappelez-vous pendant les 11 ans de la présidence d’Alpha Condé, un moment donné, j’ai eu un langage très dur à l’égard de nos magistrats. Vous vous rappelez de ces moments. Les magistrats ont tenu une assemblée générale pour élément à l’ordre du jour: Faya Lansana Millimono. Qu’est-ce qu’on en fait? Ils ont voté, la majorité s’est prononcée pour me poursuivre pour outrage à magistrat. Peut-être que la minorité a été plus perspicace en disant non. C’est ce qui a fait que je n’ai pas été poursuivi. Tout ce qu’on dénonçait, la conclusion malheureuse devant laquelle on s’est retrouvé en 2021. C’est lorsque les mêmes magistrats sont venus devant le peuple à travers vous les médias pour dire : «pardonnez-nous, les décisions que nous prenions, nous les prenions sous influence». En le disant, il y a des gens qui sont morts en prison. En prison, ils sont morts suite à ces décisions qui étaient prises sous influence.
J’ai envie de dire sortez tous ceux qui sont dans les prisons, parce que nos magistrats les ont condamnés sous influence. Ce n’est pas en lisant nos lois, que nos législateurs ont élaboré et pour lesquelles, nous avons voté. Les gens en ont souffert, ils sont encore dans cette souffrance’’, a-t-il déploré.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
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