La construction du chemin de fer et de l’autoroute minière reliant la Basse Guinée à la Guinée Forestière suscite des réticences chez certains Guinéens, comme Faya Millimouno, qui semble défendre les intérêts libériens dans l’exploitation des minerais de fer de la Guinée Forestière.
Cependant, cela n’étonne personne, compte tenu des liens politiques entre l’actuel président libérien et le leader du Bloc Libéral. Ce dernier annoncera bientôt son départ de la politique lorsque le programme Simandou 2040 transformera la Guinée, et en particulier la Forêt, son potentiel fief politique, en une zone de prospérité économique.
En effet, les Guinéens ont consacré de nombreuses années à la prière, au sacrifice et à la lutte politique pour s’assurer que les minerais de fer de Simandou, Zowota et Nimba ne transitent pas par le Liberia. Aujourd’hui, avec la mise en œuvre du Trans guinéen, un projet négocié avec ferveur par le CNRD et son Président, le Général Mamadi Doumbouya, cet objectif devient réalité.
C’est pourquoi le projet Simandou, avec ses composantes portuaires, ferroviaires et minières, demeure l’un des plus grands projets après celui de la Compagnie de Bauxite de Guinée (CBG), né dans notre cher pays après l’indépendance.
Si l’exploitation de la partie libérienne du Mont Nimba n’a pas permis à ce pays ami de sortir de la pauvreté, c’est sûrement dû à des problèmes de gouvernance et de vision.
Or, depuis le 5 septembre 2021, la Guinée a adopté une vision claire sur la gestion des revenus des minerais de fer de Simandou. Cela passe par un agenda national civilo-militaire commun, incarné par le programme économique Simandou 2040. Un aspect fondamental que d’autres pays miniers du continent, comme le Liberia, semblent avoir oublié, à l’exception rare du Botswana, qui a créé son propre fonds d’investissement souverain adossé à ses exportations de diamant.
Ce projet ambitieux, qui désenclave les quatre (4) régions naturelles du pays, mérite d’être soutenu par tous les dignes fils et patriotes de la Guinée. En effet, il permettra à notre chère nation de multiplier son PIB par 4 ou 5 avant 2040, de créer des millions d’emplois, de bâtir de nouvelles villes, de mettre en place de nouveaux fonds souverains, et d’établir des pôles agricoles et commerciaux tout au long de ce corridor sud. De plus, il offrira les ressources nécessaires pour industrialiser le pays et développer le corridor nord.
C’est pourquoi, le FNDR exprime son étonnement face à l’égoïsme politique de certains leaders qui cherchent à discréditer ce vaste programme par une manipulation politique, une ancienne recette improductive qui ne peut pas tirer parti de la détermination de la nouvelle génération. Cette génération est consciente que ce chemin de fer, qui empêchera le passage de nos ressources par le Liberia, entrave les intérêts de quelques leaders politiques ayant des relations avec ce pays voisin.
Le FNDR, dans sa mission régalienne de garantir la refondation entamée par les autorités, se dit fier et exhorte le peuple de Guinée à continuer d’accompagner la refondation initiée par le CNRD, tout en délaissant les critiques des oiseaux de mauvais augure.
Le porte-parole du FNDR,
Mohamed Lamine Soumah
