Depuis le jeudi 26 décembre dernier, l’homme politique Aliou Bah, président du parti Mouvement Démocratique Libéral (Model), a été arrêté par les forces de sécurité, alors qu’il, selon les arguments avancées, tentait de quitter le territoire national pour la Sierra Leone. Une arrestation qui continue de susciter des réactions dans la classe socio-politique à Kankan.
Rencontré par notre correspondant régional ce samedi 28 décembre, Sékouba Traoré, coordinateur régional de la Maison des Associations et ONG de Guinée (MAOG) antenne Kankan, s’est exprimé sur le sujet.
‘’D’abord, nous le regrettons, parce que déjà, que nous soyons citoyens, que nous soyons acteurs de la société civile ou socio-politiques de la nation, nous avons tous vu et nous avons tous construit cette nation ; donc, nous devons restaurer les valeurs réelles de cette nation. Et pour le moment et vu des indices très graves, des indices très concordants et un acteur majeur de la vie politique guinéenne s’était vu un peu soustraire des obligations de son pays, en tentant de quitter le pays et à rejoindre d’autres pays frontaliers, c’est une chose que nous acteurs de la société civile et en ma qualité de juriste, nous ne pouvons pas apprécier. Et tout compte fait, nous pouvons régler nos affaires, nos différents en République de Guinée ici, en promettant le dialogue socio-politique. Seul le dialogue pourrait construire cette nation’’, s’est-il exprimé.
Concernant l’état de droit en République de Guinée, notamment les droits humains, cet acteur de la société civile pense que parfois, les citoyens Guinéens transgressent des limites et selon lui, cette arrestation est à apprécier.
‘’Nous citoyens, nous débordons dès fois, c’est ça la vérité, on s’insurge contre l’autorité de l’État et c’est une chose très grave. Et après ça maintenant, nous acteurs ou défenseurs des droits de l’homme, on s’insurge contre l’Etat encore pour dire que l’Etat n’a pas respecté ses obligations, l’Etat devrait penser de telle sorte, sincèrement nous le regrettons. Donc, nous, acteurs de la société civile à travers la maison des associations et ONG de Guinée antenne régionale Kankan, nous apprécions à juste titre et à juste valeur l’arrestation, jusqu’à ce que les choses soient élucidées, les choses soient éclairées pour tout le monde’’, a-t-il fait savoir.
Pour Sékouba Traoré, nul ne devrait tenir des propos de nature à offenser l’intégrité physique du président de la transition et des institutions du pays. C’est pourquoi, il appelle à la responsabilité de tous.
‘’Ces propos incendiaires, je peux le dire, des propos incongrus tendant à déstabiliser cette nation à travers les offenses personnelles et physiques, même à l’adresse du Président de la République notamment, nous les désapprouvons. C’est une attitude que nous condamnons à tout prix et nous en appelons à la responsabilité de l’un à l’autre et surtout, nous les acteurs socio-politiques, de tenir des propos responsables, de comprendre que la Guinée nous appartient tous, la Guinée est notre unique patrimoine, nous devons préserver cette paix là. Donc, les offenses au président, les offenses aux institutions, qu’on arrête maintenant d’offenser nos institutions de valeur et notre dignité sacrée de l’Etat. Nous disons encore à nos frères, à nos confrères, à nos partenaires, à nos concitoyens, de tenir des attitudes correctes de ne jamais s’insurger contre l’autorité de l’État et même la dignité personnelle du Président de la République. Le président de la République, il est le garant de la nation, Il doit respect, décence et considération. En aucun cas on ne doit le dépouiller de son respect et nous disons encore à tout un chacun de s’abstenir.
Si nous avons des recommandations et nous avons des sollicitations, qu’on s’approche de l’administration de tutelle, nous discutions des problèmes réels de ce pays. Ce pays-là nous appartient tous, mais pas question de nous abandonner et nous laisser en République de Guinée ici et sortir dehors de la Guinée et continuer à faire des offenses, des menaces et des propos déplacés allant à déstabiliser cette nation, il n’en n’est pas question’’, a estimé le coordinateur régional de la MAOG à Kankan.
Depuis Kankan, Fassou CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
