Les évènements douloureux du 1er décembre, survenus au stade 03 avril de N’Zérékoré, continuent de faire réagir les organisations de la société civile et des droits l’homme en région forestière. La plupart d’entre elles réclament des enquêtes sérieuses et justice pour les victimes.
Dans une déclaration rendue publique ce vendredi 06 décembre 2024, la maison des associations et ONGs de Guinée (MAOG) a exhorté les autorités de la transition à situer les responsabilités de cette tragédie qui a endeuillé plusieurs familles.
‘’La maison des associations et ONG de Guinée à travers son antenne régionale, très attristée, compati à la douleur et présente ses condoléances aux multiples familles éplorées par la perte d’un des leurs et souhaite un prompt rétablissement aux blessés’’, a présenté la MAOG.
Cette plateforme de la société civile ajoute que le football connu pour être le sport roi, a toujours été un moment de célébration, un rendez-vous qui, au-delà de la compétitivité, ravive les flammes de l’amour, de la fraternité et de la convivialité.
‘’La maison des associations et ONGs, selon les témoignages de ses représentants, des membres de la presse présents en ce jour au stade et dans les installations de l’hôpital régional, tout est parti d’un penalty sifflé en faveur de l’équipe de N’Zérékoré par le référé central. Une contestation de l’équipe adverse, ne laissera pas indifférent les supporters assieds dans les tribunes pleines à craquer et qui, pour manifester leur impatience et mécontentement, commencèrent les hurlements suivis de jets de pierres. Face à cette situation qui a pris une certaine allure, les forces de sécurité présentes sur les lieux, sans ménagement des conditions démographique, géographique et environnementale, ont fait recours aux gaz lacrymogènes. Ces actions vont constituer le mobile, de la débandade et du sauve qui vont ouvrir la voie à cette lugubre perte en vie humaine.
En attendant la confirmation pour des fins de justice et de respect des droits sociaux et élémentaires dignes d’une nation démocratique et de droit, la maison des associations et ONG fustige un certain nombre de manquement dans cette organisation et dont la survenue selon nos confrères, aurait aggravé le bilan de cette sombre journée qui a coûté la vie à plusieurs personnes. Ces manquements nous conduisent à se poser des questions résultants nos analyses et qui sont :
-Pourquoi investir tant de ressources dans les médias et la mobilisation et ignorer l’aspect sécuritaire, sachant que l’ampleur de l’évènement et avec la présence de plusieurs mineurs ? défaillance des organisateurs ;
-Pourquoi ne pas faire usage de plus de taxes et de respect des règle et principe du football dans un match déjà sourd d’énormes tensions ? manque de professionnalisme ou d’impartialité du comité technique et arbitral ;
-Pourquoi faire usage de gaz lacrymogènes dans un espace clos et extrêmement bondé de monde ? manque de professionnalisme et soit inapproprié des agents de sécurité ;
-Pourquoi engager des engins militaires au milieu d’une foule en détresse au nom d’une extraction d’officiels ? manque de patriotisme et de civisme des autorités ;
-Pourquoi n’avoir pas mis en place un dispositif de sauvetage et d’urgence médicale en place pour une chaine à accès facile qui turne des aires ? insouciance et manque d’investissement des services médicaux.
Loin de porter un jugement sur qui ce soit, la maison des associations et ONG de Guinée, dans son analyse citoyenne, revient sur les faits en se projetant dans sa dynamique de lutte contre un perpétuel recommencement dans notre région, notre pays tout en abord. N’arborant son arme de combat pour le bien-être des citoyens et pauvres familles qui ne demande rien plus vivre en paix. Dans cette optique, la MAOG qui a envoyé une délégation sur les lieux, invite les autorités à situer les responsabilités et faire la lumière dans cette affaire et que justice soit rendue à qui de droit’’, a-t-elle lancé.
Pour rappel, la maison des associations et ONG de Guinée a annoncé à la population guinéenne qu’une chaine de solidarité en faveur des victimes sera lancée, en vue de témoigner sa compassion et aider les familles à traverser ces moments de douleur.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
(+224) 610 620 980
