L’élaboration, sa vulgarisation et la soumission au référendum de la nouvelle constitution, l’une des phases cruciales pour le retour à l’ordre constitutionnel. Alors que le conseil national de la transition est sur le terrain pour la vulgarisation de l’avant-projet, nombreux sont ceux qui s’interrogent encore au sujet de la constitution de 2010. Cette constitution qui a permis à la Guinée d’élire son premier président démocratique.
Si pour certains, cette constitution était complète et qu’elle a juste besoin d’une révision, pour d’autres, il faut une constitution soumise au référendum et adoptée par le peuple de Guinée. Dr. Ibrahima Sory Diallo, président du parti ADC-BOC et coordinateur national de l’union sacrée pense que ‘’celle de 2010 avait des insuffisances’’
Plus loin, il rappelle que cette constitution n’a pas été soumise au référendum, avant de soutenir que le CNT actuel, dans son travail de rédaction de l’avant-projet, n’a pas ignoré le contenu de la constitution de 2010.
‘’Je n’ai pas dit que cet avant-projet est meilleur que la constitution de 2010. Mais cette constitution également n’a pas été soumise au référendum. Par conséquent, tout ce qu’il faut rappeler, c’est le contenu réel qui se trouve dans cette constitution qui a été rénové par le CNT actuel. C’est-à-dire, ils n’ont fait que améliorer, envoyer des innovations ajoutées sur ce qui était là’’, a-t-il fait observer.
Quelle est sa position entre la constitution de 2010 et l’avant-projet en cours de vulgarisation par le CNT ?
‘’Quand à nous, si on décide aujourd’hui d’aller avec la constitution de 2010, moi, Dr Diallo, je ne suis pas contre. Si on dit qu’il faut faire la nouvelle et la faire adopter par le peuple de Guinée, je ne serais pas contre. Mais l’essentiel, c’est que tout ça doit être discuté autour d’une table’’, a-t-il laissé entendre.
Il faut rappeler qu’une délégation de l’union sacrée, dirigée par son coordinateur national séjourne à l’intérieur du pays, pour accompagner le CNT dans la vulgarisation de l’avant-projet de la nouvelle constitution.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
