La chambre préfectorale du commerce, de l’artisanat et de l’industrie de Kindia joue le rôle d’interface et de maillon entre non seulement les opérateurs économiques et le gouvernement, entre eux, mais aussi, entre les opérateurs économiques et la chambre. Cela, dans l’optique qu’il y ait une entente entre les commerçants et également entre les opérateurs économiques et les différentes autorités à la base.
La chambre nationale du commerce et les opérateurs économiques constituent le poumon du développement socio-économique du pays. Cependant, la chambre préfectorale du commerce, de l’artisanat et de l’industrie de Kindia est confrontée à d’énormes difficultés, notamment avec les services déconcentrés, les concessionnaires et les autorités locales.
Rencontré ce mercredi 27 novembre 2024, le président de la chambre préfectorale du commerce est revenu sur sa collaboration avec les services déconcentrés de Kindia.
‘’Nous avons sensibilisé, recensé et accompagné le service des impôts pour le recouvrement des recettes de l’État. Avec la direction préfectorale du commerce pour le contrôle de qualité et des normes, nous avons réussi à retirer 1500 cartons de beurre non conformes à la consommation. Nous travaillons également avec la direction régionale des douanes, parce que c’est eux qui sont chargés de contrôler les produits qu’on importe et ceux qu’on exporte. Nous travaillons en synergie d’action’’, a expliqué Elhadj Ousmane Bodjè Baldé.
Selon lui, la chambre préfectorale du commerce est confrontée à d’énormes difficultés dans le cadre de l’exercice de sa mission.
‘’Premièrement, les services administratifs, dès fois, ils ne nous informent pas. Ils vont seulement sur le terrain et faire leurs exercices ; et pourtant, les marchés sont sensibles. Ils devraient nous inviter sur toutes les activités qui se déroulent dans notre marché. De deux, le service des impôts, eux aussi, nous leur accompagnons du début à la fin. La sensibilisation, les recensements et les recouvrements, seulement, ils ne nous apporte rien, c’est-à-dire les centimes additionnels qu’ils devraient nous accompagner’’, a-t-il déclaré.
Les services déconcentrés ne sont pas seulement les seuls handicaps pour la chambre préfectorale du commerce. La cherté du prix des boutiques par les concessionnaires en est un autre facteur.
‘’Un grand nombre d’opérateurs économiques veulent des places, mais les concessionnaires surtout ceux qui baillent les marchés, ils veulent récupérer tout ce qu’ils ont investi en un seul coût, dans un an ou deux ans. Le prix des locations est très cher et ils n’associent pas la chambre préfectorale du commerce pour discuter le prix.
Malgré qu’ils ont financé, mais c’est nous qui coiffons les opérateurs économiques. D’ailleurs, selon les informations, une boutique est payée entre 2.000.000 à 3.000.000 GNF. Donc, si tu paies 30 millions GNF, voire même 36 millions GNF par an, cela veut dire que si tu n’as pas un fonds de roulement appréciable, ton capital serait perdu et tu te retrouveras à la case de départ. On baille les marchés, c’est pour faciliter les choses à nos opérateurs économiques et non de fixer des prix exorbitants. Vraiment, nos opérateurs ne s’invitent pas dans autres activités, tout le monde tient à faire le commerce pour sa vie quotidienne’’, a précisé Elhadj Ousmane Bodjè Baldé.
Plus loin, il ajoute ceci: ‘’Actuellement, nous avons treize chantiers qui évoluent dans le marché, mais nous déployons la démolition des onze hangars qui hébergeaient presque toutes les femmes vendeuses de condiments et certains commerçants à faible revenu, les tabliers. Donc, depuis que cela été démoli en 2020, les routes sont enclavées, parce que tout le monde est assis sur la route, faute de place’’, a-t-il laissé entendre.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
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