La vie est parfois ironique. Elle fait qu’on peut se retrouver là où il ne faut pas, à la place qu’on ne mérite pas et qui revient à d’autres. Alors, on perd l’humilité et se lance dans une certaine arrogance. On ne se rend pas compte qu’on est dans l’erreur fatale et qu’il s’agit d’un accident de l’histoire. On parle comme on veut, se comporte comme on a envie sans un effort de réserve ni prudence. On pense avoir tout le monde à ses pieds, avoir tout gagné pour de bon. Bref, on cesse d’être homme et mortel pour se considérer, Dieu, omniscient et omnipotent, gravé dans l’éternité de l’immortalité.
Une accumulation effrénée de biens et de richesses mal acquis n’ont jamais profité à personne, ici bas. Il n’y a que la fin qu’on ne voit pas dans la brume de moments de béatitude qui compte. Peu d’entre nous s’en convainquent.
Les Marcos, Ben Ali, Khaddafi et d’autres dirigeants ont régné sur leurs pays et leurs noms revenaient souvent dans l’actualité. Tous sont partis sans honneurs ni gloire et parfois ont tout perdu dans la ruine de leurs pouvoirs. Châteaux de grande valeur, comptes achalandés, avions, yachts, voitures de luxe, tout ce que le monde compte de beau, de cher, de grand qu’ils ont possédé avec leurs familles et proches s’est évaporé , englouti par la nature, récupéré par les peuples spoliés. En même temps que la roue de l’histoire a tourné, elle ne s’arrêtera pour personne, leur destin a basculé pour transformer l’illusion de paradis en un terrible enfer .
Bon week-end, dans la foi qui berce et l’espoir que chacun fera son mea culpa, avant d’être frappé par la malédiction des fausses vanités.
L’édito /lerevelateur224.com
