L’acte est survenu sur le pont Pétel, dans la commune urbaine de Mamou, dans la matinée de ce samedi 23 novembre 2024, alors que la police routière procédait à un contrôle strict des vignettes chez les conducteurs d’engins roulants.
D’après les informations recueillies sur place, il s’agit d’un taxi-motard, après avoir été sifflé de garer pour ledit contrôle, n’a pas voulu obtempérer. Quelques minutes après, ça a viré a un long tiraillement de sa moto entre lui et les agents qui lui auraient demandé de se soumettre à ce contrôle. De tiraillement en tiraillement, cela a coïncidé au passage d’un vieux qui marchait et la moto en question est tombé sur le pied de ce dernier qui s’est fracturé. Aussitôt, cela a provoqué une vive tension, dit-on entre certains conducteurs de motos taxis et les agents de la police routière sur le pont.
Kéita Aboubacar Kembeya, le président de l’Union des jeunes pour la paix et le développement du Grand Pétel explique comment il a été informé de cet accrochage.
« C’est ce matin que j’ai reçu un appel m’informant qu’il y’a un accrochage au niveau du pont Pétel, entre certains taxi-motos et les agents de la police routière.
Aussitôt, j’ai appelé le commissaire central et celui-ci est venu avec deux ou trois policiers comme ça.
Après des échanges avec les parties concernées, nous avons compris la cause de ce problème.
Donc, nous avons dit au commissaire de prendre des dispositions à son niveau et nous aussi à notre niveau, pour éviter de telle situation dans notre quartier Pétel. Puisque nous nous voulons la paix et le développement.
Ce qui s’est passé, c’est indépendanment de la volonté des taxi-maitres et aussi de la police routière.
Puisque les agents qui ont signalé le taxi-maître d’arrêter, jouaient leur rôle en tant que chargés de l’applicabilité de la loi dans la circulation routière. C’est de leur rôle.
Celui qui a son pied fracturé, c’est un vieux qui s’est juste coïncidé au moment où les agents de la police et le taxi-maître en question. Chacun cherchait à retirer la moto dans les mains de l’autre. Malheureusement la moto est tombée sur le pied du vieux qui marchait à pied et celui-ci s’est immédiatement fracturé. La victime s’appelle Boubacar Sow », a-t-il expliqué.
Interrogé dans la foulée à l’hôpital régional où il était venu, lui et toute son équipe pour s’enquérir de l’état de la victime, Ousmane Diallo, commissaire central adjoint de Mamou, a saisi l’occasion pour adresser un appel solennel aux usagers de la route.
» Nous lançons un appel à tous les usagers de la route surtout des conducteurs de moto taxi de savoir que nous sommes là pour eux.
Tout ce que nous faisons comme contrôle c’est pas dirigé contre eux.
Et vous voyez aujourd’hui les choses sont en train de s’améliorer dans la sécurité routière de Mamou. Grâce au dynamisme et au professionnalisme des agents sur le terrain. Beaucoup commence à comprendre l’importance de la police routière ce qui n’était pas le cas avant, où d’autres pensaient que c’est juste pour des contraventions que nous sommes-là.
Ce que nous faisons, c’est une mission d’Etat pour le recouvrement des fonds. Et nous connaissons la destination de ces fonds.
Les agents qui étaient sur le terrain c’était pour le contrôle des vignettes. Mais par manque de civisme, certains taxi-maîtres se comportent autrement. » a-t-il invité.
La bonne nouvelle dans cette affaire, c’est que la victime, le vieux Boubacar Sow dont l’un des pieds est fracturé, n’est pas en danger d’après le corps médical et continuie de bénéficier des soins nécessaires pour son rétablissement.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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