En marge d’une visite du président du conseil national de la transition, Dr. Dansa Kourouma dans la préfecture de Siguiri, le doyen de la localité a dressé un message fort au président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, mercredi 20 novembre dernier.
Lors des salutations d’usage du président Dr. Dansa Kourouma au vestibule de Nouga, en marge de sa tournée pour la campagne de vulgarisation de l’avant-,projet de la constitution, le doyen de Siguiri, communément appelé dans la langue du terroir « Sotikemo », Dramane Magassouba a dit quatre (4) choses au patron de l’organe législatif de la transition, pour transmission au président Mamadi Doumbouya.
‘’Ce que nous allons dire à DANSA, c’est comme si nous avons dit au Président Mamadi Doumbouya. Pour ça, nous lui disons qu’à Siguiri aujourd’hui, nous avons un manque criard de goudron. Partout dans la ville, c’est de la poussière, particulièrement la route de Nafadji, une frontière guinéo-malienne. Le mali a butiné pour eux jusqu’à la frontière Nafadji. De là-bas maintenant jusqu’à Siguiri, quelque chose de 60 ou 40 km, mais cette distance est aujourd’hui une honte pour tous les guinéens, c’est un calvaire pour les usagers, ils n’ont qu’à tout faire pour goudronner cette route dans un bref délai.
La deuxième chose, ce que nous lui disons de plus, que nous lui observons. Nous avons demandé à Dieu de nous donner un bon président qui va travailler, et lui il est sur ce chemin, il ne faudrait pas qu’il écoute les gens, il n’a qu’à garder le pouvoir. Parce qu’on voit ce qu’il est en train de faire, sinon, s’il donne le pouvoir à quelqu’un qui va encore gâter, on ne va pas lui pardonner. Donc, il n’a qu’à rester à sa place, c’est ça notre volonté, c’est ça la volonté du peuple. La troisième des choses que nous lui demandons, c’est de construire un pont sur le fleuve entre Siguiri et Madiana. Le Président Alpha Condé avait promis de le faire, mais malheureusement, il n’est pas là-bas maintenant, c’est lui qui est là, donc, il faut qu’il fasse ça.
La quatrième et dernière chose, comme ils sont pressés, c’est de prendre le système d’écriture Nko comme notre écriture, pour l’étudier dans les écoles, mettre dans la constitution ce que nous voulons. Que Dieu lui donne la capacité de le faire, nous prions pour lui nuit et jour’’, a-t-il confié à Dr. Dansa Kourouma.
Depuis Siguiri, Ibrahima Faraba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
