À l’image des autres grandes formations politiques du pays, l’Union des Forces Républicaines (UFR) se sent menacée par le MATD après l’évaluation des politiques. Le parti de l’ancien Premier ministre Sidya Touré doit régulariser treize (13) manquements dans une période de trois mois. Sinon, le parti risque d’être suspendu.
Interrogé sur ce sujet, Mouctar Kalissa, secrétaire national des jeunes républicains de l’UFR, qui est visiblement irrité par cette démarche, exprime son indignation face à cette situation.
‘’Les documents qui nous manquaient, il n’y avait pas grand-chose. La seule chose qui manquait, c’était les signatures. Les documents n’ont pas failli. Et j’ai fait la restitution au niveau de ma base politique. À mon retour, tous ces documents-là ont été paraffinés et on les a transmis, les mêmes dossiers. Mais cette fois-ci, une fois arrivés là-bas, on nous redonne encore d’autres éléments où on ne sait même pas comment il faut faire pour tout obtenir. Ils disent que le compte bancaire doit être certifié par un cabinet. Ils demandent encore le reçu du paiement de 800 millions pour la candidature du président Sidya à l’élection présidentielle. Ils demandent même des donations. Est-ce qu’il y a eu des dons pour le parti ? Si oui, les donateurs vont écrire leurs noms, leurs signatures et puis le remonter. Et au-delà de trois mois. Tout cela, ça provient d’eux’’, a-t-il martelé.
Poursuivant, le secrétaire national des jeunes républicains de l’UFR s’est interrogé sur cette démarche. ‘’Dans cette situation, on se pose réellement la question aujourd’hui. Quel est le but réel de cette évaluation ? Est-ce que ce n’est pas une manière d’écraser les grandes formations politiques au profit de quelque chose ? Mais réellement, où allons-nous ? Ou bien sommes-nous dans une situation où il faut écraser tout ce qui se trouve devant soi pour être le roi des rois ?’’, s’est-il interrogé.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
