Le rapport final de l’évaluation des partis politiques continue de susciter des réactions au sein de la classe politique guinéenne. Alors que sa formation politique figure parmi les partis suspendus à l’issue de cette évaluation, Aboubacar Biro Soumah, président du parti pour le Progrès et le changement (PPC) dénonce le classement de sa formation politique par le MATD.
Selon lui, le ministère de l’administration du territoire et la décentralisation a fait un travail bâclé. ‘’Le PPC, après les évaluations, nous sommes dans le cas des partis suspendus et que nous devrons travailler pendant trois (3) mois pour remonter les informations afin que notre suspension puisse être levée. Mais, si vous prenez la charte des partis politiques qui a été promulguée le 23 décembre 1991 sous le règne du Général Lansana Conté, cette charte est en vigueur jusqu’aujourd’hui. Nous pensons que le département a complètement failli à son devoir vis-à-vis des partis politiques. Parce que pour qu’un parti politique soit dissous, tout est prévu dans la charte. Le département n’a pas respecté la charte des partis politiques, ils sont partis au-delà pour dissoudre certaines formations sans pour autant évaluer certains partis. Parce qu’aujourd’hui, ils pensent gouverner par la force.
Et quand vous revenez sur les partis politiques qui ont été suspendus, vous allez voir les points dont qu’ils ont remonté dans le cadre de suspension et vous prenez les partis qui sont en observation, vous verrez que c’est la même chose, il n’y a pas de différence entre les points révélés. Il y a eu assez de manquements, le département n’a pas fait son travail, le département prend les partis politiques comme des ennemis, alors que nous ne sommes pas des ennemis, nous sommes tous des guinéens. Si vous prenez les dispositions finales de la charte, vous verrez que le département de tutelle ne fait pas son travail, parce qu’il y a une relation de travail qui existe entre les partis politiques et le département. Ce n’est pas un maître et son esclave, parce que même si c’est un élève et son maître, il y a des questionnaires.
Quand un professeur rentre dans une salle de classe pour dispenser les cours, les élèves ont droit de poser des questions, mais c’est le contraire au MATD. Aucun parti politique ne peut poser des question, ce sont eux qui sont maîtres, ce sont eux qui décident de tout. Donc, je pense que c’est un travail qui a été fait avec beaucoup d’erreurs”, a-t-il indiqué sur les ondes de Nostalgie Guinée dans l’émission Africa 2015 ce mardi 12 novembre 2024.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
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