Ils étaient nombreux ce lundi 12 novembre 2024 à se mobiliser dans l’enceinte de l’école nationale des instituteurs de Kindia (ENI) pour écouter les émissaires du CNT sur la vulgarisation de l’avant-projet de la nouvelle constitution. Des élèves qui se demandaient de la faisabilité et l’applicabilité des 28 innovations que composeront cette constitution notamment la couverture sanitaire universel, l’enseignement obligatoire et gratuit jusqu’à l’âge de 18ans.
Interrogé, Youssouf Bangoura, élève maître à l’ENI, demande aux autorités d’élaborer un bon plan pour le bénéfique de tous.

‘’Nous avons reçu les émissaires du CNT, ils ont expliqué l’avant-projet et des innovations concernant la couverture sanitaire universel, l’enseignement gratuit et obligatoire, tout ça, c’est une bonne chose. Mais la question qu’on puisse se poser : c’est, est-ce que ces paroles seront liées aux actions ? Donc, nous souhaiterions que vraiment les autorités puissent élaborer un programme et que tous les guinéens puissent en profiter’’, a-t-il déclaré.
Pour Mariame Biliguissa Baldé, élève du lycée régional 28 septembre de Kindia, les autorités doivent revoir les conditions d’apprentissage dans certaines écoles.

‘’J’ai retenu que toute personne a un droit. Ils (les émissaires du CNT) nous ont parlés des innovations de cette nouvelle constitution notamment la candidature indépendante, la gratuité de l’enseignement jusqu’à 16 ans. Nous élèves du 28 septembre de Kindia, nous interpellons les conseillers nationaux sur nos préoccupations.
Nous étudions sommes dans des conditions défavorables. Nos salles de classes n’ont pas de fenêtres, ni de portes, pas de cour. Notre école est abandonnée par les autorités. Une école qui devrait être soutenue, entretenue, parce que c’est une école qui renferme des histoires, comme son nom l’indique « 28 septembre », beaucoup de cadres ont passé par ce lycée régional. On devrait lui respecter et en prendre soin soigneusement. Partez au lycée 28 septembre, les élèves sont assis 4 par bancs, il n’y a pas de place. On a trois bâtiments qui sont décoiffés, pas de fenêtres ni de portes. Nous sommes abandonnés par nous-mêmes et livrés aux dangers. Nous, nous voulons étudier, mais on n’a pas la capacité de le faire, parce qu’on ne peut pas étudier dans ces conditions pénibles. Nous lançons un message aux dirigeants de nous aider et aider le lycée 28, car nous aussi nous voulons bien étudier et devenir des cadres’’, a-t-elle lancé.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
