Évincé du pouvoir depuis le 5 septembre 2021, le RPG Arc-en-ciel traverse une période assez compliquée. Son leader historique déposé par le CNRD est en exil doré, certains responsables du parti sont en prison, alors que d’autres sont placés sous contrôle judiciaire. Ce samedi 9 novembre 2024, l’ancien député Mohamed Lamine Kamissoko a eu à le souligner en marge de l’Assemblée générale hebdomadaire de leur formation politique.
Conscient de la situation actuelle de leur parti, Mohamed Lamine Kamissoko a tiré la sonnette d’alarme. Selon lui, le coup d’État n’est pas une fatalité, mais une préparation.
‘’Tu fais un coup d’État à un parti politique. D’un côté, les gens pensent que c’est le RPG, mais c’est la République de Guinée. Car, c’est le peuple de Guinée lui-même qui a fait confiance, qui a voté en majorité pour le professeur Alpha Condé. Le peuple lui fait confiance et il a un programme qui peut sortir la Guinée de sa pauvreté extrême’’, a dit Mohamed Lamine Kamisoko.
Poursuivant, il déplore la chasse aux sorcières engagée par le CNRD à l’encontre des responsables de du RPG Arc-en-ciel. ‘’Au-delà de ça, nous sommes menacés à tous les niveaux. Les grands responsables du parti ne peuvent pas assister aux assemblées, aux réunions ordinaires. Ils sont sous contrôle judiciaire’’, a-t-il déploré.
Mieux, il déclare ceci : ‘’La plupart des cadres du parti qui se trouvent aujourd’hui dans notre administration, doivent savoir que l’administration n’est pas la propriété privée du CNRD. Le CNRD va passer, l’administration reste. Mais vous ne pouvez pas négativement influencer la conduite d’un cadre, parce qu’il appartient à un régime que vous n’aimez pas. Vous ne pouvez pas le faire. Le lien qui vous lie, c’est qu’en temps normal de travail, le cadre effectue son travail administratif convenablement. Mais dès qu’il quitte l’administration, il est dans la société civile. Il est libre de ses opinions. En tout cas, même les articles de la charte de la transition disent qu’on ne peut pas menacer quelqu’un à cause de son opinion politique’’, ajoute-t-il, avant de déplorer les menaces qui pèsent sur les responsables du parti.
‘’Aujourd’hui, les gens sont menacés à cause de leur opinion politique. Même si un cadre a la volonté aujourd’hui de venir contribuer aux analyses, aux réflexions, à la propulsion du régime à un niveau supérieur, il ne peut pas le faire, parce qu’ils sont sous menace. Les cadres doivent comprendre, les militants doivent comprendre que nous ne sommes pas abandonnés par nos cadres qui sont dans l’administration, mais aujourd’hui, ils sont sous menace’’, a-t-il avoué.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.

