La préfecture de Yomou est en manque criard d’infrastructures routières. En cette période de grandes pluies, les routes sont impraticables à cause de leur dégradation très poussée. Et parfois, des ponts en bois faits par des communautés sont toujours pratiqués par les usagers, malgré leurs états qui ne répondent plus aux conditions adéquates.
Le reprofilage des routes oui, mais le bitumage des différents trajets est le seul espoir des usagers. C’est ce que le président de la délégation spéciale de la commune rurale de Bignamou a confié le week-end dernier, à notre correspondant basé dans la région forestière.
‘’Notre préfecture en général est en manque criard d’infrastructures routières. En ce qui concerne ma commune rurale de Bignamou, on est totalement dans l’oubliette du gouvernement. Parce que quand vous prenez la route N’Zérékoré-Bignamou, c’est inimaginable de voir une route qui mène dans une préfecture, dans des sous-préfectures, soit dans cet état. C’est insupportable surtout en cette saison hivernale. Les populations des différentes communes vivent cette réalité malgré elles. C’est pourquoi, je sollicite auprès du gouvernement, le bitumage de la route nationale numéro 1 N’Zérékoré-Bignamou, le reprofilage des routes Bignamou-Yassata jusqu’au Libéria ; Bignamou-Daniné-Libéria avec la réalisation de deux ponts transfrontaliers’’, a plaidé Cécé Papa Condé, président de la délégation spéciale de Bignamou.

Après le président de la commune rurale de Bignamou, les conducteurs de motos-taxis ne sont pas restés en marge de cette situation. Comme Cécé Papa, Fassou Théa estime que le bitumage des routes est la seule solution. Pour lui, le reprofilage d’une route est juste pour un petit temps, en accusant les entrepreneurs en charge des travaux de mauvaise volonté. Pour lui, à chaque saison des pluies, la dégradation des routes intervient le plus vite que possible.
‘’La route là, le reprofilage n’est plus la solution. Pourquoi je le dis ? Le reprofilage est juste pour la saison sèche. Et de deux, ceux-là qui font le travail, ne le font pas de façon garantie. Ils le font juste pour avoir leur argent et puis ils s’en vont. Vous imaginez, les gens restent à travailler sur la route et la même route commence à se dégrader derrière eux. Et le plus souvent, ils ne reviennent plus pour réparer les parties qui sont déjà gâtées. Sinon, si quelqu’un travaille avec une certaine conscience, pour dire que je dois faire ce travail pour que ça dure longtemps, ça pouvait aller, mais faire du boulot sans la conscience, c’est ce qui nous fait souffrir. Donc, à mon avis, si l’Etat veut nous aider, c’est le bitumage des nos routes. S’il le fait, il aurait eu pitié de sa population que nous sommes’’, a sollicité cet usager.
JOB BEAVOGUI, de retour de Bignamou, pour Lerevelateur224.com.
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