A N’Zérékoré, le centre d’exposition artisanale fait face à beaucoup de défis : manque de courant, non-satisfaction des clients et rareté de visiteurs touristes dû au mauvais état de l’accès au centre. Voilà entre autres les difficultés auxquelles le service du Ministère du Tourisme et de l’artisanat à N’Zérékoré est confronté.
Le Directeur du centre d’exposition artisanale de N’Zérékoré, qui s’est confié à notre correspondant régional ce samedi 27 juillet 2024, a interpellé son département de tutelle à faire face à cette situation.

‘’On a beaucoup de défis à relever, c’est-à-dire, nous devrons faire la promotion des artisans. Nous devrons faire face à leurs difficultés, c’est notre souci. Les difficultés que nous avons, c’est que nous ne sommes pas à 100% à l’aise, parce qu’il n’y a pas de courant. Nous sommes sur les démarches. On a même adressé une requête par rapport à ça. On a fait des projets dans ce sens ; le courant, vous voyez la route même, elle est complètement dégradée et nous sommes là-dessus. En tant que chef de centre, je suis allé faire une lettre d’intervention. Donc, l’accessibilité est très difficile. Ce sont des difficultés que nous rencontrons. Les touristes viennent, avec leurs moyens de déplacement, ce n’est pas facile pour eux, parce que la route est complètement dégradée. Mais j’ai l’espoir que la requête que j’avais lancée va aboutir, pour qu’on puisse aménager. Et même si on n’aménage pas, parce qu’on ne doit pas tout le temps compter sur le gouvernement, le gouvernement a beaucoup de charges, le comité de gestion et moi, on doit se lever, s’il y a un retard, pour qu’on puisse vraiment se lever pour voir comment on doit négocier ou contribuer pour aménager la route. Parce que la route, il y a tellement d’ordures, c’est devenu vraiment une poubelle.
C’est un peu nos difficultés, c’est le courant et l’accessibilité comme je l’avais dit. Parce que les artistes qui sont là, ils ont des instruments qui sont là pour les faciliter les travaux et ces machines-là ont besoin de l’électricité pour leur fonctionnement. C’est pourquoi, c’est un grand besoin pour lequel l’ONPA est vraiment mise sur pied pour faire tout possible pour qu’il y ait le courant. On a déposé ces projets ; donc, nous attendons que, comme on dit qu’il faut se patienter et on est patients, et nous savons que le gouvernement, avec la rénovation, va compter toujours pour le courant’’, a estimé Joachin Théa.
Malgré ces insuffisances, l’assistant des artistes sculpteurs du centre d’exposition artisanale de N’Zérékoré, reconnait le changement qu’a connu son service.
‘’On ne doit pas tout peindre en noir. Moi, je ne suis pas dans cette idée. Je remercie le gouvernement. Mais je tiens encore à lui demander plus de l’aide, de penser à nous par rapport à tous les projets qu’on a déposés à son niveau. Nous savons qu’il y a beaucoup de taches, il y a beaucoup de défis, mais c’est notre plus grande prière. Il faut que le gouvernement pense à nous pour qu’il y ait le courant, pour qu’il y ait un fond d’entretien, c’est très important. Parce que s’il y a des tôles, des toitures, des petites dépenses, là, nous pouvons continuer à entretenir le centre. Ça, c’est vraiment une demande que j’ai à faire au niveau du gouvernement.
Au-delà de ça, franchement, la visibilité est très faible, parce que la manière dont les artisans fournissent beaucoup d’efforts pour produire beaucoup, par manque de courant, les clients ne sont pas satisfaits. Parce qu’il y a des produits que les artisans peuvent avoir quelques échantillons, mais que les clients demandent beaucoup, et que la main d’œuvre, n’est pas en place. Les touristes viennent ici, mais pas en nombre, parce qu’ils ne sont pas le plus souvent satisfaits’’, a déclaré Joachin Théa.
Par ailleurs, le chef du centre d’exposition artisanale de N’Zérékoré, a souligné que son service n’a pas un fonds proprement dit, ‘’pour qu’on puisse utiliser pour aller faire ces activités pour qu’il soit visible. Et si le centre n’est pas visible, on ne peut pas s’attendre à une amélioration des conditions, afin qu’il y ait plus de visiteurs. Ce sont mes plaidoiries auprès de l’Etat’’.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI m, pour Lerevelateur224.com.
