La délégation spéciale de la commune urbaine de N’Zérékoré a présenté ce jeudi 25 juillet 2024, sa deuxième session budgétaire. Présidentes et présidents de conseils de quartiers, chefs de secteurs et plusieurs citoyens étaient mobilisés pour la circonstance.
C’est le colonel Alseny Camara, préfet de N’Zérékoré qui a présidé cette deuxième session budgétaire dans la salle de conférence de la commune urbaine. Le constat révèle que le taux d’exécution du recouvrement des taxes s’élève entre 21 et 22%.
‘’Cette fois-ci, je suis très contant, parce que j’ai vu que les gens ont beaucoup parlé sans réserve. Ils ont parlé avec détermination, pour dire qu’ils vont accepter qu’on se mette ensemble, pour que ça soit une réussite totale. Et si les gens ont accepté, les conseillers ont accepté pour qu’on parte ensemble, ça veut dire que même si on est à 20%, mais ça va être une réussite sans faille cette fois-ci. Donc, si je vous dis que je suis contant de cette rencontre aujourd’hui, c’est parce que tous ceux qui ne connaissaient ce qu’ils doivent faire, ont compris ce qu’ils doivent faire désormais. Même les chefs de quartiers ont dit qu’ils vont dire à trois personnes de leurs différentes localités, de venir à la commune pour qu’ils commencent le travail de recouvrement avant que l’ANAFIC n’envoie les moyens qu’il faut pour les accompagner. C’est pour dire que les gens ont la volonté d’appuyer’’, a déclaré Fassou Goumou, président de la délégation spéciale de la commune urbaine de N’Zérékoré.
Dans son exposé, le premier responsable communal a notifié les principales activités inscrites au programme, qui ont cependant enregistré un faible taux de recouvrement de taxes.
‘’On est dans l’exécution. On ne va pas encore reprendre la même chose pour dire qu’on va voter le budget. Le budget a été voté déjà, c’était environ 4 milliards et quelques poussières. Aujourd’hui, on est à 21 ou 22% de l’exécution, parce qu’on avait eu beaucoup de difficultés. L’année passée, les boutiques et conteneurs n’avaient pas payé ce qu’ils devraient payer, c’est maintenant cette année qu’ils ont commencé à payer. Et ils ont commencé, ça nous fait à-peu-près un mois. C’est ce qui fait que pour l’instant, l’exécution du recouvrement des taxes, on est à 21%. Vous savez, on est sur deux activités. Cette année-là, on était sur l’assainissement et la construction de 94 boutiques. Donc, l’assainissement continue, mais la construction a été bloquée par certaines difficultés ou certaines situations au marché, parce que les démarches n’étaient pas bien commencées et du coup, on a repris les démarches avec le consentement de tous les acteurs pour que les boutiques soient construites et d’ici la fin d’année, sûrement, elles seront construites. Parce que ce sont ces deux activités qu’on a planifiées, qui sont dans le budget qu’on doit exécuter cette année’’, a-t-il rassuré.
Pour le développement de sa commune, Fassou Goumou invite ses concitoyens à contribuer, à participer à l’initiative qui y va dans l’intérêt de toutes les communautés de la capitale forestière.
‘’Tout ce que j’ai comme appel, c’est pour dire que quand on parle de taxes des bâtiments, on ne peut pas prendre les taxes des bâtiment pour faire autre chose. C’est pour en revanche, nous permettre de travailler pour la même population dans les quartiers. Quant aux taxes du marché, on a parlé de la construction de 94 boutiques au marché. Ça veut dire que l’argent, les taxes que les gens vont payer pour les bâtiments et conteneurs, au retour, c’est pour encore travailler dans le même marché. Donc, il faut comprendre que la mairie n’est là pour prendre de l’argent avec les gens pour s’enrichir, pour son propre intérêt, mais au contraire, c’est pour l’intérêt de la population à la base.
Les gens n’ont qu’à accepter de payer, parce que quand on parle de développement, c’est nous-même qui acceptons d’être développés. L’Etat ne peut pas faire tout. Si l’Etat fait 1, on doit ajouter aussi même la moitié de 1, pour dire qu’on a la volonté d’être propre nous-même’’, a lancé M. Goumou.
En réponse aux problèmes évoqués par des présidentes et présidents des conseils de quartiers, la première autorité communale a promis d’effectuer un déplacement, pour constater les réalités de la ville, afin de trouver des solutions.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
