Prenant part ce samedi 20 juillet 2024 à l’atelier de restitution du rapport provisoire de l’évaluation des partis politiques, le secrétaire général du CNOSCG (Conseil national des organisations de la société civile guinéenne), s’est félicité de la démarche des autorités de la transition.
Selon Ange Gabriel Haba, cette évaluation des formations politiques vise à assainir et à discipliner l’espace politique en Guinée.
‘’Il faut féliciter cette initiative. Parce que la Guinée avait soif de ça, les acteurs sociopolitiques avaient soif de ça. Si vous remarquez aujourd’hui, l’espace politique et l’espace social sont devenus le nid de toutes les pagailles qu’on ne peut imaginer. Évaluer les partis politiques pour s’assurer du nombre des partis politiques en Guinée, pour s’assurer des partis politiques qui ont été créés régulièrement et dans les règles de l’art, je pense que c’est une initiative qui va contribuer à moraliser et à discipliner l’espace politique. Ça, c’est la première chose.
La deuxième chose que je voudrais signaler, ce travail va aussi aider la Guinée à avoir des partis politiques qui respectent un certains nombre de critères dont les sources de financement des partis politiques. Aujourd’hui, le fait qu’on ne connaît pas tel ou tel parti est financé à travers quoi, ça fait que même un narcotrafiquant peut créer un parti politique. La deuxième chose, c’est quoi? L’émulation ou la démocratie au sein des partis politiques n’est pas à l’ordre du jour et les critères que nous attendons ici peuvent favoriser aujourd’hui l’alternance au sein des partis politiques. Parce qu’il y a le minium qu’il faut respecter. Il faut avoir un parti qui organise ses congrès, qui a une liste des membres fondateurs et qui est implanté partout en Guinée. Là, on sent que les partis politiques ne vont pas désormais encourager les futurs dictateurs en leur sein et qui vont compétir pour être à la tête du pays. La troisième chose, ça va nous éviter de créer des partis politiques dont les actions sont ethnicisées ou qui encouragent le repli identitaire dans la pays’’, a-t-il mis en exergue.
Poursuivant, Ange Gabriel Haba souhaite que cette initiative soit élargie aux organisations de la société civile.
‘’Je pense qu’en tant qu’acteur de la société civile, il faut encourager les mêmes actions au sein des organisations de la société civile. Parce que c’est un espace aussi qui prête à confusion aujourd’hui. On ne sait pas qui est société civile, qui ne l’est pas, qui est financé par quel partenaire, on ne connaît pas. Donc, il faut assainir aussi la société civile, pour que nous ayons un espace sociopolitique qui respecte les règles et principes de gouvernance, mais aussi, qui peut contribuer au développement du pays’’, a martelé Ange Gabriel Haba.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
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