Poursuivi par la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF), pour des faits de détournement illicite, de blanchiment de capitaux entre autres, l’ancien président de l’assemblée nationale au compte de la neuvième législature, Amadou Damaro Camara était à la barre ce vendredi 12 juillet 2024.
Les débats devraient porter sur les plaidoiries et réquisitions. Mais dès l’ouverture des audiences, le président du tribunal a demandé aux avocats de la défense d’Amadou Damaro Camara, si les éléments justificatifs des propriétés de l’accusé sont disponibles comme promis lors des dernières audiences. Une demande que les conseils ont répondu par la négation, mais qu’ils pourraient être disponibles dès la semaine suivante.
Ainsi, le tribunal a renvoyé l’affaire au mercredi 17 juillet prochain, pour la suite des débats. Au sortir de la salle des audiences, Me. Lancei 3 Doumbouya, un des avocats d’Amadou Damaro Camara s’est exprimé face à la presse.

‘’Nous, nous étions fin prêts pour la suite des plaidoiries et réquisitions. Sauf que, malheureusement, le ministère public n’a pas été en mesure de produire un document, notamment le relevé de compte de notre client. Pour ce motif, le parquet spécial a estimé qu’il fallait lui concéder un peu de temps. Sinon, le reste, concernant les autres documents, ce ne serait que reproduction. Puisqu’on a produit plusieurs fois, nous avons toujours fait preuve de bonne foi dans ce dossier. Si la cour estime qu’elle n’a pas encore ces éléments, nous sommes disposés à les produire à nouveau’’, a-t-il rassuré.
En ce qui concerne les titres de propriétés des biens de son client, il réitère que ce dernier ne pourrait apporter tous les documents de tous ses biens. ‘’Vous savez, il y a de ces propriétés à l’intérieur du pays, ils sont toujours constatés de façon pratique, réelle et coutumière et ces biens là ne font pas l’objet de documents. Comment est-ce qu’on peut produire les titres de propriété par rapport à un tel bien? Ça pose problème, telles que des maisons familiales qui sont occupées depuis des 1800 par les arrières grands parents. Notre client s’est vu né dedans et étant héritier, il a droit également sur ces biens. Mais, ça ne veut pas dire que c’est une propriété personnelle. Apparemment, c’est cette difficulté que la cour rencontre mais et pourtant, tout est clair. Ce ne sont pas des biens personnels, M. Amadou Damaro Camara est né et s’est retrouvé propriétaire de ces biens par voie de succession’’, a-t-il fait savoir.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
