Quelques heures après l’arrestation de Oumar Sylla alias Foniké Menguè et Cie, tous des acteurs influents de la société civile guinéenne, membres du FNDC, l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (ODGH) a condamné ce mercredi 10 juillet 2024, cet acte et exigé leur libération pure et simple, sans délai.
Alseny SALL, responsable de la communication de l’ODGH, a laissé entendre que c’est avec beaucoup de préoccupation qu’ils ont appris cette nouvelle. ‘’Même si pour le moment, nous n’avons pas d’informations sur le motif de l’arrestation, ce que nous regrettons surtout, c’est le procédé par lequel ils ont été arrêtés’’, a-t-il deploré, qualifiant cet acte comme étant le retour à des pratiques anciennes.
‘’Ce sont des pratiques qui étaient là avant le 5 septembre, que nous avions tout le temps dénoncé, déploré et regretté. Et le CNRD quand-même s’était engagé à faire de la justice la boussole, s’était engagé en tout cas à lutter contre ce genre de pratiques’’, a-t-il rappelé.
De même, le responsable de la communication de l’ODGH ne cache pas ses inquiétudes face aux harcèlements judiciaires du CNRD. ‘’C’est très inquiétant dans la mesure où nous sommes déjà dans un contexte où l’exercice des droits et des libertés des citoyens devient de plus en plus compliqué. Il y a une interdiction systématique du droit de manifestation, un harcèlement judiciaire contre de nombreux acteurs politiques et sociaux, il y a l’absence d’un cadre de dialogue consensuel entre le CNRD et les acteurs représentatifs de la nation, au niveau de la société civile et au niveau politique, ainsi que la fermeture des médias importants qui jouent un rôle essentiel dans la conduite des affaires de la nation’’, a-t-il fustigé.
Face à tous ces signaux qui ne peuvent pas en tout cas contribuer à l’apaisement et à la création d’un climat permettant une conduite sereine de la transition, Alseny SALL appelle le CNRD à libérer ces personnes.
‘’Nous demandons que ces personnes soient libérées rapidement, et que les autorités de la transition, notamment le CNRD, identifient les responsables de ces arrestations dans les meilleurs délais. Nous demandons également que les autorités veillent à respecter le droit et les libertés, notamment le droit à l’intégrité physique de ces personnes, tout au long de ce processus et avant leur retour auprès de leurs familles’’, a-t-il interpellé.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
