Depuis quelques temps, des citoyens de Mamou multiplient les interpellations à l’endroit des autorités de la transition, sur leurs conditions de vie. Après les femmes du marché Avaria, les vendeurs de la friperie qui, après avoir traversé la grande fête de Tabaski dans une extrême galère, ont du mal à se remettre de leur calvaire.
Cette situation qui frappe de plein fouet l’écoulement de leurs marchandises, reste une préoccupation majeure pour ces nombreux pères et mères de famille au grand marché de Mamou. Moussa Diakité est l’un d’eux. Rencontré par notre correspondant régional, il a décrit le calvaire qu’il traverse.
‘’Nous demandons aux autorités de faire face à notre situation en nous permettant de faire marcher rapidement nos marchandises. Pourquoi je dis ça ? C’est parce que trop de galère dans le pays joue sur nous les vendeurs à tous les niveaux. Les clients ne vont pas acheter sauf regarder nos marchandises et déposer. Ici, au grand marché de Mamou, il y a beaucoup de lieux où on revend les habits friperies, mais c’est la même chose.
La crise est là. Depuis que cette fête est passée, nous ne gagnons pas les clients. On demande aux autorités une fois encore de vraiment faire quelque chose pour nous. Chaque année, c’est la même routine. Ici, on est très nombreux, mais regardez les habits sont suspendus comme ça et on ne trouve pas d’autres solutions, si ce n’est de prendre une certaine quantité pour sortir et marcher un peu pour voir si ça peut marcher’’, a-t-il déploré.
De son côté, Lamine Diallo, un autre vendeur, a fait savoir les difficultés qu’il traverse pour écouler sa marchandise.
‘’Les gens n’ont pas d’argent, sinon, avant, ça marchait un peu, mais les choses ont brusquement changé. Tous les habits que tu vois suspendus comme ça, ça fait plusieurs mois, personne n’est venue même me demander c’est combien. Si l’Etat pouvait faire quelque chose pour débloquer la situation, je pense que ça nous soulagera, sinon, on risque d’abandonner cette activité pour rester à la maison, parce que ça ne marche pas. L’endroit là est rempli d’habits en friperie, mais les clients n’achètent pas. Tu vois comment c’est difficile actuellement avec nous ? Vraiment, j’interpelle les autorités à nous aider pour sortir de cette situation. Les vendeurs de la friperie nous traversons un moment très difficile et compliqué’’ a-t-il mentionné.
Il faut tout de même rappeler qu’au cours de cette immersion, certains de ces vendeurs de friperie n’ont pas daigné se prêter à nos questions, affirmant que leur activité est minimisée par les autorités.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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