L’insécurité refait surface dans la capitale de la région forestière. Un présumé malfrat a été présenté ce lundi 24 juin 2024, à la population de N’Zérékoré. Il s’agit de Michel Honomou alias rougeo, âgé d’une vingtaine d’années, qui a été interpelé par la BAC 22.

Selon la police préfectorale, les armes de fabrication locale et des munitions en plus, des gris-gris se trouvaient sur le présumé malfrat mis aux arrêts. Chose qu’il a reconnu.

‘’Ce que je peux vous dire, c’est que, c’est dans la nuit du 19 Juin 2024, dans les environs de 23h, lors d’une patrouille, la bac 22 a interpelé et mis à la disposition du commissariat central de N’Zérékoré, un individu porteur de pistolets de fabrication locale. Il s’agit de Michel Honomou alias rougeo né en 1996 à Galaye, relevant de la sous-préfecture de Yanlézou, préfecture de N’Zérékoré. Fils de Pépé et de Widô Kolié, se disant chaudronnier par profession, domicilié au secteur 2, quartier Horoya-madina, commune urbaine de N’Zérékoré.
La perquisition effectuée à son domicile a permis de retrouver et saisir un béret de police, 3 poignards, 2 cartouches de munitions calibre 12, un poste téléviseur écran plat numéro 43 et un lot de gris-gris qui ont été remis aux huissiers de justice pour être déposés au parquet’’, a dressé Abdoulaye Dioubaté, Directeur régional adjoint du commissariat.

Poursuivant, il a rappelé que Michel Honomou est coupable de vol à main armée. ‘’Je vous rappelle que le nommé Michel Honomou, fait partie d’une bande qui opère sur des motos et braque des paisibles citoyens à l’aide des armes à feu pour les déposséder de leurs biens’’, a-t-il précisé.

Interrogé, le présumé bandit a reconnu être détenteur des objets saisis par la police. ‘’Ce qui est attaché à la bande noire là, le gros caolin, le couteau noir, les quatre boites, plus la bouteille de parfum, m’appartiennent. Mais le pistolet, quand même, j’avais ça. C’était avec moi, mais j’avais ramassé. C’était un jour, on m’avait appelé à Gouécké pour aller prendre une dimension, parce que je suis chaudronnier, à mon retour, j’ai ramassé ce pistolet entre Gbouo et Souwoulé sur le goudron.
Depuis ce jour, je le gardais pour sécuriser mon atelier, parce que j’ai été victime de vol une nuit. Mais en réalité, cette arme n’avait même pas de munitions. Je reconnais être détenteur des objets qui sont ici’’, a-t-il avoué.
Satisfait de l’interpellation de ce présumé malfrat, le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées, sollicite la franche collaboration des citoyens avec les services de défense et de sécurité pour traquer les bandits de grands chemins.

‘’Je voudrais tout d’abord m’acquitter d’un devoir, au nom de monsieur le Gouverneur et le préfet, je remercie les forces de l’ordre qui sont à pied d’œuvre nuit et jour pour interpeller les bandits de grand chemin comme ce que nous venons de voir ce matin.
A la population, je voudrais lancer un appel, à la bonne collaboration mais aussi de vigilance. La police, la gendarmerie, la justice, elles-seules, ne peuvent pas. Sans la collaboration, sans la remontée des informations, la sécurité ne sera garantie. Parce que nous savons que ces malfrats vivent dans nos familles ; donc, il faudrait que les gens acceptent de remonter souvent les informations aux forces de l’ordre’’, a lancé Amara Kaba.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
