Ce drame qui continue de susciter de vives émotions, s’est produit à 23 kilomètres du centre-ville de Mamou, plus précisément dans le district de Soumballako tokoséré, relevant de la sous-préfecture de Tolo. Une localité émaillée ces derniers temps par une insécurité galopante.
Selon nos informations, c’est le mercredi dernier, qu’une adolescente du nom de Mariama ciré Diakité, a été tuée dans ce district, après avoir reçu plusieurs coups de couteau à différentes reprises sur son corps.
Joint au téléphone par notre correspondant basé dans la région, le président du district de Tolo Saïdou Camara est revenu sur les circonstances de cette découverte macabre.
‘’La victime s’appelle Mariama ciré Diakité. Née à Hatia dans Marella qui se trouve dans Ouré-kaba. Nous avons été voir son corps sans vie, mais il faut dire qu’elle a subi quelque chose de très grave dans les mains de son bourreau avant de rendre l’âme. L’acte s’est passé le mercredi dernier, le soir dans les environs de 1heure du matin.
Il y avait une soirée dansante qui était organisée. C’est juste après cette cérémonie, elle était avec ses copines, ensuite, celles-ci sont rentrées. C’est ainsi que son bourreau est venu, il lui a conduit un peu plus loin de cet endroit, puis, l’a mortellement poignardée à plusieurs endroits de son corps.
Après cet acte, il a jeté son corps dans un fleuve situé disons à 500 mètres comme ça. Mais c’est le fleuve Bafing. C’est seulement suite à l’abondance de la sécheresse que cet endroit est tari. Pour le moment, nous ne savons pas si son bourreau ou ses bourreaux ont abusé d’elle sexuellement avant de la tuer, puisque son corps était en décomposition très poussée. Selon le médecin qui est venu pour examiner son corps, qu’elle n’a pas été abusée. Mais on ne sait jamais, vu qu’elle a été repêchée dans l’eau en état de décomposition. C’est une fille âgée de 16 ans’’, a-t-il raconté, avant de lancer un appel aux autorités préfectorales de Mamou.
‘’Nous invitons les autorités à fermer les deux bars qui se trouvent dans cette localité, parce que les problèmes deviennent récurrents’’, lance-t-il.
Aux dernières nouvelles, le présumé auteur de cet assassinat serait mis au arrêt, apprend-t-on. Il se trouverait actuellement même à la gendarmerie de Mamou.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
(+224) 626 013 546
