Suite au retrait des agréments de plusieurs radios (Fim FM, Espace FM-TV, Sweet FM et Djoma médias) par les autorités de la transition, les réactions se multiplient à travers tout le pays. Des réactions pour dénoncer cet état de fait qui constitue une entrave à la liberté de la presse en Guinée.
Rencontré ce dimanche 26 mai 2024, le secrétaire général du SPPG Mamou, Habib Samaké a tout d’abord déploré le comportement des patrons de presse qui, selon lui, sont la cause de leur sort aux yeux de la vérité.
‘’La presse ne se porte pas bien en Guinée. On l’avait prédit, on avait demandé aux patrons de presse de se joindre à nous on va mener le combat ensemble. Ils n’ont pas compris à un moment donné, puisqu’ils se sentaient plus forts certainement, c’est ce que nous regrettons. Parce qu’on ne peut pas être fier, pendant qu’il y a des médias qui sont séquestrés. Mais quand c’est la vérité, on avait dit aux patrons de presse de ne pas accepter de négocier la liberté de la presse, mais ils ne nous ont pas écoutés. Puisque la liberté de la presse ne se négocie pas et jamais ! C’est un droit pour nous, même la loi guinéenne nous l’accorde.
Alors une fois, que le gouvernement avait commencé à brouiller des ondes, fermer des télévisions, c’était le moment idéal pour nous, toute la corporation de la presse, de se lever et de dire non au CNRD. Vous ne pouvez pas nous barrer, vous ne pouvez pas nous empêcher de travailler. Dieu faisant, ils ont accepté la main tendue du gouvernement à travers le premier ministre Bah Oury, ils ont été le voir. Mais le syndicat n’avait pas été. On les a exposés ce qui est là, on les a soumis à une condition, c’est-à-dire, de mettre en place l’organe d’autorégulation, je ne sais quoi… et puis ils vont nous libérer. C’est ce qu’ils ont tenté de faire. Et si vous constatez, c’est le même jour.
Quand ils étaient à la maison de la presse en train de signer les points qui régissent cet organe de régulation, c’est le même jour qu’on les a fait savoir qu’à partir de là où ils sont assis, que leurs médias n’existent plus en Guinée, c’est-à-dire, que les agréments sont retirés, la licence tout ça. Alors, on se pose la question de savoir qui a causé cela? C’est les patrons de presse. Donc, nous regrettons le manque d’unité et de solidarité qui ont manqué entre les journalistes. C’est ce qui nous a conduit à ce que nous sommes en train de vivre là’’, a-t-il regretté, avant de souligner que le SPPG n’a pas pour le moment envisagé quelque chose pour ces médias.
‘’Le SPPG n’a pas encore pris des dispositions par rapport à ça, puisque c’est les patrons qui ont creusé leur propre tombe, alors, ils sont dedans aujourd’hui. Nous compatissons à leur douleur. Et ce qui joue sur nous encore, ce sont les emplois qui sont en jeu. C’est pourquoi, nous ne pouvons pas laisser les patrons de presse seuls dans ce combat, puisque nous avons nos employés dans cette affaire. Vous savez, le syndicat, nous, nous ne syndiquons que les employés. Ce sont eux qui sont nos bases. Alors là, nous devons lutter pour eux et je sais que des mesures seront prises pour en tout cas tenter de défendre ces emplois là’’, a-t-il rassuré.
Depuis Mamou, Ibrahima Molota SOUMAH, pour Lerevelateur224.com.
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