Depuis la sortie médiatique du premier ministre Amadou Oury Bah sur chaîne TV5 monde, annonçant que le retour à l’ordre constitutionnel n’est pas possible en 2024, les acteurs socio-politiques du pays commentent diversement les propos du chef du Gouvernement de transition.
A Kankan, cette déclaration du chef du gouvernement de la transition guinéenne est mal perçue par certains acteurs socio-politiques que nous avons rencontré ce jeudi 22 mai 2024, dans la commune urbaine. Selon le secrétaire fédéral de l’Union des Forces Démocratique de Guinée (UFDG), Antoine Dögbö Guilavogui, c’est la médiocrité maintenant qui existe dans la haute malhonnêteté.
‘’Je ne me vois plus dans l’actuel premier ministre qui était dans l’UFDG et a beaucoup œuvré pour cette démocratie. Aujourd’hui, il est choisi et il oublie ce qu’il avait dit et fait avant. Dans un pays où la gabegie est là, où on est en train de prendre l’argent comme on veut, où on ne dit pas la vérité à son peuple. Ce n’est pas seulement Bah Oury, lui, sa moralité est maintenant connue. Il se battait pour être Premier ministre, sinon, si c’était Bah Oury de l’UFDG d’hier, il ne pouvait pas parler d’une prolongation de la transition’’ a-t-il déclaré.
Quant au secrétaire fédéral du Bloc Libéral à Kankan, Lancinè Condé trouve que cette annonce a été faite à dessin. ‘’On constate que c’est fait un dessin pour retarder cette transition. Parce que vous pouvez voir à ce moment qu’il y a des grands chantiers qui sont en train d’émerger. Si le CNRD était venu juste pour la transition, il allait s’atteler uniquement qu’à la transition et depuis, nous serons dans un retour à l’ordre constitutionnel. Ils ont montré aux Guinéens qu’ils ont des priorités de développement et il veulent poser vraiment des bases, parce qu’ils ont parlé de refondation. La refondation de l’État, c’est ce qui se voit beaucoup plus que le retour à l’ordre constitutionnel. Quand vous constatez, vous verrez des grands chantiers d’un Etat, tels que la construction des ponts, des routes, des aéroports et autres. Ça veut dire qu’on ne sait pas quand est-ce que il y aura une volonté manifeste de la part des dirigeants pour qu’il y ait un retour à l’ordre constitutionnel’’, s’est-il exprimé.
De son côté, Allassane Dialawassa Kanté, activiste dans le Nabaya, exige plus de clarté de la part du premier ministre Bah Oury et condamne cette sortie. ‘’Cette sortie, nous n’avons pas du tout aimé, quand même. Nous demandons à Monsieur le premier, ministre d’être très concret et aussi, de nous montrer la preuve concrète qui le pousse à dire qu’il faut un glissement du calendrier, parce que nous, nous pensons que c’est le goût du pouvoir qui l’emporte ou qui l’amène à dire cela’’, a-t-il exigé.
Depuis Kankan, Fassou CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
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