Les faits se sont déroulés dans le district de Booh, situé à plus de 50km du chef-lieu de la commune urbaine de Macenta. C’est au début du mois de Mars 2024 que la dame Kébé Bilivogui, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, a été accusée d’avoir empoisonné l’enfant de sa coépouse.
Selon les informations rapportées par notre correspondant régional, il fallut l’intervention du président du district pour que cette dame soit sauvée de justesse au risque d’être lynchée par une foule en colère. Saisie de la situation, la gendarmerie a été dépêchée sur les lieux, pour mettre de l’ordre, mais aussi conduire l’accusée qui est aussi nourrisse, dans leurs locaux pour des fins d’enquêtes.

‘’Effecticement, nous avons été saisis dès la survenance de cette affaire. Je crois bien c’est le président du district qui a appelé la gendarmerie et nous aussi, on a été informés par la gendarmerie, parce qu’il y avait urgence. La population hurlait sur la femme. La population voulait d’ailleurs la lyncher. Donc, le président du district a réussi a l’extirper de la foule pour la mettre à un endroit sûr et la gendarmerie est allée la chercher. Une fois à Macenta, les enquêtes ont été ouvertes. Le procès-verbal a été dressé. Et la dame du nom de Kébé Bilivogui a été defférée devant notre tribunal. Devant le parquet, nous avons demandé la requisition des médecins, parce que l’enfant supposé être victime d’empoisonnement n’était pas mort sur place. Il est rentré à l’hopital préfectoral de Macenta dans un état très critique. Les médecins qui se sont occupés de lui, nous ont donné leur rapport médical que nous avons placé dans le dossier de la procédure, puisque c’est une affaire de crime, nous avons ouvert une information. Madame Kébé Bilivogui a été inculpée et placée sous mandat de dépôt. Sa première comparution a eu lieu et jusqu’à maintenant, elle nie catégoriquement les faits qui lui sont reprochés. Mais les enquêtes se poursuivent, il appartiendra au juge d’instruction d’élucider et d’établir si oui ou non elle est coupable de cette infraction et si tel est le cas. Elle sera envoyée devant le tribunal criminel pour être jugé’’, a expliqué Dominique Loua, Procureur de la République près le TPI de Macenta.
Faut-il rappeler que le bébé de sexe masculin était âgé de 8 mois environ. A ajouter que de par le passé, les meurtres par empoisonnement, par charlatannisme étaient très reculents dans la préfecture de Macenta, selon le Procureur.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
