Le nouveau ministre de la jeunesse et des sports, Kéamou Bogola Haba, a effectué une visite impromptue dans les locaux du Fonds d’Aide au Développement du Sport (FADES), pour montrer l’intérêt de son département vis-à-vis des efforts fournis par cette direction.
En l’entame de sa communication, il a d’abord rappelé les objectifs de cette direction et ensuite ce qu’elle représente pour le pays. ‘’Vous savez ce que ça représente, le Fonds d’Aide au développement du Sport dans notre pays ? C’est d’être une organisation d’aide, il doit être capable de mobiliser des ressources pour permettre d’être sur le terrain, non seulement pour la détection, mais aussi pour soutenir tous ceux qui sont passionnés à investir dans ce secteur’’, dit-il.
Pour investir dans un secteur, il y a des obstacles ajouté le nouveau ministre de la jeunesse et des Sports. ‘’Nous ne pouvons pas le savoir tout seuls, mais le FADES doit le connaître. S’il y a des subventions, des incitations ou des avantages fiscaux pour des importations, ce sont eux qui, quand ils seront avec les acteurs du sport, peuvent démontrer pour que des décisions soient prises pour que ce secteur attire des investisseurs. Le secteur du sport, non seulement c’est pour la santé, mais aussi, pour les affaires. Le sport de haut niveau c’est de l’investissement et le FADES doit être là pour nous faciliter à attirer les investisseurs dans le secteur, pour attirer ceux qui sont passionnés’’, a-t-il mentionné.
Par ailleurs, il n’a pas manqué de rappeler les efforts consentis par les autorités de la transition dans le développement de ce secteur. ‘’C’est pourquoi, depuis l’arrivée du CNRD, leur opérationnalisation a été une priorité des priorités. Vous voyez déjà comment est leur siège ? Ça démontre une fois de plus la volonté des autorités à rendre opérationnelle cette organisation. On était un peu habitués à voir les événements sans programme, mais cette fois-ci, il y a des programmes, il y a des projets, et nous pensons que des ressources seront mobilisées. Et nous profitons aussi de l’occasion pour demander à ce que les textes de loi soient appliqués, parce que si le législateur accorde des ressources et des terrains à une organisation, il faut qu’elle soit opérationnelle et si les textes ne sont pas appliqués, nous allons les demander d’appliquer pour que les textes puissent revenir à l’organisation du sport à la base’’, insiste-t-il.
En ce qui concerne les stades de proximité qui sont abandonnés dans les quartiers et les talents cachés de jeunes, mais qui manquent de moyens, il a laissé entendre ses ambitions.
‘’Nous sommes dans les quartiers et avons aussi fait beaucoup de pays et nous savons pertinemment que le sport de haut niveau commence à bas âge, c’est très difficile de trouver une star qui va commencer étant adolescent, mais ils commencent à bas âge. Et donc, nous avons la chance que dans nos quartiers, nous avons, et nous allons continuer en termes de développement, à rendre opérationnelles ces infrastructures de proximité. Mais l’autre élément que nous demandons plutôt c’est d’aller même les voir là où ils sont, parce que pour la détection elle est extrêmement importante, nous allons profiter des nouvelles technologies de l’information et de la communication pour aller même dans les villages pour détecter les talents, car nous avons évidemment des grands joueurs qui viennent en milieu rural. Mais si vous n’avez pas la possibilité de les présenter, nous ne pouvons pas les détecter. Donc, la phase de détection est très importante ; et c’est pourquoi, nous pensons que la pénétration des médias dans le monde du sport et dans le monde rural est extrêmement importante’’, a-t-il soutenu.
Madiou BAH.
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